Deux mois après l’incendie de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales, les premières indemnisations se précisent. Alors que les dégâts sont estimés à près de 40 millions d’euros, particuliers, agriculteurs et communes attendent désormais le soutien de l’État.
À Trévillach et dans les communes voisines, le feu appartient désormais au passé, mais ses conséquences restent bien présentes. Après plusieurs semaines consacrées aux expertises et au recensement des dégâts, les victimes de l’incendie du 4 juillet vont entrer dans une nouvelle phase : celle des indemnisations. À ce jour, le montant des dommages est estimé à près de 40 millions d’euros dans les Pyrénées-Orientales.
Le sinistre avait profondément marqué le territoire. 27 communes avaient été évacuées par précaution et les secours avaient lutté pendant près d’une semaine avant de parvenir à maîtriser les flammes. Depuis, les habitants concernés ont engagé les démarches auprès de leurs assureurs. « Près de 300 sinistres ont déjà été expertisés », précise le préfet des Pyrénées-Orientales, « pour un préjudice supérieur à 10 millions d’euros ». Les premières indemnisations doivent maintenant commencer.
L’agriculture durement frappée par l’incendie de Trévillach
Le bilan économique du feu ne se limite toutefois pas aux habitations. Dans les secteurs agricoles, 178 exploitations ont été touchées. Les pertes sont estimées entre 20 et 30 millions d’euros, faisant de l’agriculture l’un des principaux secteurs sinistrés.
Pour permettre aux exploitants de relancer leur activité, une partie du fonds national de 235 millions d’euros destiné au réarmement agricole doit être mobilisée. Le montant attribué aux Pyrénées-Orientales reste à déterminer, mais les premiers versements sont attendus dès octobre.
Les communes doivent également faire face aux dépenses exceptionnelles engendrées par l’incendie. Sur le million d’euros prévu par l’État pour accompagner leurs investissements, 600 000 euros ont déjà été engagés via la DETR (dotation d’équipement des territoires ruraux) et le Fonds vert. Une enveloppe de 230 000 euros supplémentaires est consacrée à des opérations de prévention.
101 communes intéressées par les ceintures de protection
Dans le département, l’après-incendie se prépare aussi sur le terrain. La préfecture souhaite renforcer les dispositifs susceptibles de ralentir la progression des futurs feux, notamment grâce aux « ceintures de protection ». Le principe consiste à créer plusieurs zones coupe-feu autour des secteurs habités, en combinant débroussaillement, espaces agricoles (vignes, oliveraies…) et activités limitant la végétation comme l’élevage.
226 communes des Pyrénées-Orientales ont été sollicitées. 101 ont manifesté leur intérêt pour le dispositif, selon les services de l’Etat. Leurs dossiers vont désormais être examinés afin d’évaluer les solutions les plus adaptées à chaque territoire.





















