Comment le TFC a-t-il éliminé le Naples de Diego Maradona en Coupe d’Europe en 1986 ? L’ancien international français Pascal Despeyroux raconte cet exploit marquant de l’histoire du club.
Le 1er octobre : une date qui résonne chez les anciens supporters et chez les plus fervents fans du TEF. On revient sur ce match de légende, cette victoire du TFC en Coupe d’Europe contre les surpuissants napolitains d’un certain Diego Maradona, c’était il y a 40 ans, jour pour jour. Retour sur ce moment historique pour la ville rose avec Pascal Despeyroux qui était alors milieu de terrain qui à l’occasion des 80 ans du Toulouse Football Club, a été élu dans l’équipe de légende toulousaine. Il fait donc parti des onze meilleurs joueurs du tef de tous les temps.
Le match aller à Naples s’est déroulé dans une atmosphère incandescente, marquée par la ferveur populaire autour de Diego Maradona, considéré comme le meilleur joueur du monde et un véritable leader pour les supporters italiens. Pascal Despeyroux, ancien milieu du TFC, se souvient :« En arrivant là-bas au match aller, fin septembre, c’était le premier match à Naples. Là vous vous rendez compte, déjà deux heures pour rentrer entre l’hôtel et le stade, et puis il y avait peut-être 80 000 personnes dans le stade avec bien entendu tous le drapeau de Diego, c’était un leader total, une fierté pour eux d’avoir le meilleur joueur du monde. »
Cette confrontation face aux redoutables napolitains représentait un défi monumental pour le TFC, qui devait faire face à une pression populaire immense dès son arrivée dans le stade. Mais Maradona la star était un peu détaille Pascal Despeyroux : « Cette période-là, il était particulièrement perturbé, puisque c’était malheureusement sa maîtresse avait convoqué la presse pour déclarer un fils illégitime. Et donc, j’ai le souvenir d’un Diego qui était perturbé. »
Museler le génie argentin
Pour contrer la menace incarnée par Maradona, l’entraîneur Jacques Santini a mis en place un plan tactique rigoureux en confiant un marquage individuel strict à Benoît Tihy. « Je pense que là, il y a eu un coup de tactique formidable de Jacques Santini, notre entraîneur, qui avait détaché Benoît Tihy, qui faisait la même taille, le même centre de gravité et qui l’a mis en marquage individuel. »s’émerveille encore l’ancien joueur du TFC.
Malgré la protection dont bénéficiait la star argentine de la part du corps arbitral, le milieu toulousain a su répondre présent dans l’impact physique pour neutraliser l’organisateur napolitain Et Pascal Despeyroux sourit : « Les mauvaises langues vont vous dire que je lui ai mis surtout un tampon. Alors que la consigne, c’était surtout de ne pas le toucher, parce que par les arbitres, il était protégé. »
Un retentissement historique pour le TFC
Cet exploit mémorable face au champion d’Italie a durablement transformé le statut du TFC sur la scène nationale et ancré le club dans le cœur des supporters. « Pendant 2-3 mois, les gens avaient une fierté par rapport à notre équipe et un engouement… Fabuleux, on a enchaîné derrière 6 autres matchs de Ligue des Champions, parce qu’à l’époque c’était ça, on était 3ème du championnat, derrière le Grand-Marseille et Bordeaux, et si vous voulez, on a vécu trois quatre belles années avec les supporters avec cette équipe. »
Cette épopée européenne a généré une vague de fierté durable à Toulouse et ouvert une période faste de plusieurs années au plus haut niveau. « A Toulouse, vous le savez, plus que jamais, on en est fiers du Stade Toulousain. Mais là, je crois qu’avec cet exploit-là, le TFC, est entré dans le cœur des gens en France, il y avait du football à Toulouse. »
L’héritage d’une génération dorée
Quarante ans après cette confrontation légendaire, l’ancrage de Pascal Despeyroux dans sa région et son rôle actuel auprès des jeunes talents témoignent de la persistance de cette culture foot toulousaine. Depuis maintenant quinze ans, il est au District de Haute-Garonne de Football en tant que cadre technique responsable de la détections. « Je repère tous les bons petits joueurs en Haute-Garonne. Il n’y a pas une journée où je ne tombe pas sur quelqu’un qui me rappelle certaines anecdotes du match d’il y a 40 ans que quelques fois moi-même j’ai oublié. »
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