Frédéric Tronchet, directeur régional de la Fnac, explique pourquoi l’enseigne a saisi l’occasion de déménager aux Variétés. Derrière ce changement d’adresse, le magasin s’adapte à des marchés qui évoluent et à de nouvelles habitudes d’achat.
Pourquoi avoir choisi de déménager à quelques dizaines de mètres ?
C’était une opportunité. C’est quand même plus simple de travailler dans un bâtiment neuf, qui correspond aux standards du commerce d’aujourd’hui. Le commerce évolue et, en termes de parcours client, cela simplifie beaucoup les choses. Le gros intérêt pour nous, c’est de partir sur un outil totalement neuf, totalement repensé.
Rester dans l’hypercentre était donc un choix ?
On reste quand même dans l’hypercentre. Il y a beaucoup d’enseignes qui font le choix de partir du centre-ville. C’est plutôt un choix d’attachement au centre-ville. On a eu cette opportunité.
Pourquoi la téléphonie accueille-t-elle désormais les visiteurs ?
Parce que ce sont les marchés les plus porteurs, les plus dynamiques en termes de chiffre. Il y a vingt ans, la téléphonie ne faisait pas autant partie de l’offre, avec les objets connectés. Il y a dix ans, vous vendiez des GPS ; aujourd’hui, vous n’en avez plus nulle part. Il y a des marchés qui disparaissent, des marchés qui évoluent, des marchés qui apparaissent.

Le disque trouve-t-il encore sa place à la Fnac ?
Il y a vraiment un engouement pour le vinyle, et il a un vrai regain de forme depuis plusieurs années. Le CD, pour l’instant, est un peu moins dynamique. Tout ce qui est partie musique, c’est comme le reste : ce qu’on n’a pas là, on peut l’avoir sous 24 heures, en passant par notre site internet.
Comment concilier une surface plus petite et le choix proposé ?
Il n’y a pas forcément plus de place, mais des fois, il faut faire des choix. Et puis, on a quand même un système qui fonctionne bien : commander un livre maintenant pour l’avoir demain matin en magasin. Dans 80 % des cas, sauf rupture, on a un système logistique plutôt fonctionnel là-dessus.









