Olivier Sillam est professeur d’histoire géographie au lycée Berthelot de Toulouse et membre du SNES-FSU. Il estime que les annonces du gouvernement pour les lycéens sont bien en deçà des attentes. La poursuite du mouvement lui semble inévitable.
Un professeur toulousain réagit ce mardi matin sur ICI Occitanie aux annonces du gouvernement. L’exécutif, après un mois de crise, a notamment annoncé la fin de Parcoursup en 2028, le plafonnement des classes de seconde à 28 élèves et 4 milliards d’euros de prêts à taux réduits à destination des collectivités locales souhaitant engager des travaux dans les collèges et lycéens.
L’Union syndicale lycéenne en Haute-Garonne, déçue de ces annonces, annonce sur ICI Occitanie que la plupart des lycées seront bloqués lundi pour la rentrée du 2 novembre.
Olivier Sillam est professeur d’histoire géographie au lycée Berthelot de Toulouse, quartier Saint-Michel, et membre du syndicat SNES-FSU. Il déplore des annonces si tardives : « Le gouvernement reconnait qu’il a tort, c’est très bien, mais il a fallu des yeux éborgnés, des mains arrachées, des milliers d’interpellations […] la première réponse du gouvernement ça a été la répression et ça n’a pas marché puisque le mouvement a continué ».
Sur les mesures, il reste très dubitatif : « Le gouvernement met fin à Parcousup en 2028 quand il ne sera plus au gouvernement, donc quelle valeur cela a ? », s’interroge le professeur qui se dit favorable au retour très provisoire d’Admission post-bac avant un changement de fonctionnement globlal.
Olivier Sillam rit jaune quand on lui parle du plafonnement des classes de seconde à 28 élèves : « Pourquoi uniquement les secondes ? moi j’ai des terminales à 36 élèves, je fais comment ? je ne fais pas du bon travail, je sais qu’il y a des élèves pour qui je ne sers à rien ».
Quant à l’aide financière accordée aux collectivités via des prêts à taux réduits pour rénover les bâtiments, le membre du SNES-FSU s’étonne de la forme de cette aide financière et estime que le gouvernement a déjà amputé les budgets des régions : « Pourquoi un prêt ? Il faut savoir que le gouvernement Macron, en supprimant la taxe d’habitation, a enlevé des moyens aux régions, et qu’il ne compense pas ça donc effectivement les régions n’ont pas les moyens ».
Une nouvelle journée d’action à l’appel des gilets jaunes est prévue ce samedi 31 octobre, et une journée nationale de grèves et de manifestations programmée le 5 novembre à l’initiative des syndicats de salariés.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555
















