Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Toulouse lundi 27 octobre pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, tué à Trappes (Yvelines) dans un attentat raciste, et dénoncer la banalisation des discours racistes et islamophobes dans le pays.
C’est un drame qui a touché la France entière. L’attentat raciste vendredi dernier à Trappes, dans les Yvelines, a causé la mort d’un jeune homme français de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, mort parce qu’il était noir. Cinq autres personnes ont été grièvement blessées dans cette attaque. Plusieurs associations et syndicats ont appelé à des rassemblements dans tout l’Hexagone. À Toulouse, ils étaient plusieurs centaines, réunis ce lundi 27 janvier 2026 à la tombée de la nuit, au métro Jean Jaurès, à répondre à l’appel de l’Assemblée des quartiers pour dénoncer la banalisation des discours racistes et islamophobes.
Munis de leurs pancartes, Mélanie et Malia se regardent d’un air complice. Pour la mère et la fille, cette mobilisation est très importante. « J’ai des enfants qui sont métisses et du coup, je suis très inquiète pour leur avenir parce que je me dis que moi, j’ai peut-être la chance d’être une femme blanche dans la rue, dans un pays de blancs avec des privilèges de blancs et mes enfants n’auront pas cette chance là », explique Mélanie en regardant sa fille. « Parce que les discours sont de plus en plus décomplexés et de plus en plus débridés. Il peut arriver tout et n’importe quoi, comme à Trappes. Et moi, je n’ai pas envie que mes enfants se prennent ni une balle, ni des insultes, ni quoi que ce soit ».
« On a été regardé de haut en bas, on s’est pris des réflexions »
Avec son mari et leurs enfants, ils ont déjà été victimes de racisme : « On a été regardé de haut en bas, on s’est pris des réflexions. Quand on est enfant et qu’on est en pleine construction émotionnelle, c’est fort désagréable, donc j’essaye de leur transmettre des valeurs ». Mélia explique que sa mère lui dit de ne pas faire attention : « Si quelqu’un me regarde un peu bizarrement, il ne faut pas trop réagir, essayer de l’ignorer, pas montrer qu’on est atteint« . Mais Malia l’avoue, elle a quand même un peu quand elle sort.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555















