Un jeune de 20 ans a été gravement blessé à une main samedi 24 octobre à Toulouse en marge de la manifestation sociale. Un drame pour le député Ensemble du Gers Jean-René Cazeneuve qui rappelle aussi que les forces de l’ordre sont prises pour cible.
Alors qu’une troisième manifestation contre la vie chère et pour défendre les lycéens se dessine samedi 31 octobre à Toulouse, celle de ce samedi 24 octobre a été beaucoup plus calme que la précédente, mais un évènement a marqué les esprits : un jeune de vingt ans a été gravement blessé à une main en marge de la mobilisation. Au moins un témoin évoque l’envoi, au même moment, de grenades de désencerclement. Une enquête est en cours.
Un évènement qui a fait réagir ce lundi sur ICI Occitanie le député Ensemble du Gers Jean-René Cazeneuve : « Chacun de nos enfants qui est blessé au cours d’une manifestation, c’est un drame insoutenable pour notre société. Maintenant, nous sommes dans un état de droit, il y aura des enquêtes de l’IGPN pour savoir ce qu’il s’est passé exactement ».
Samedi à Toulouse, le dispositif de sécurité avait été renforcé avec notamment deux blindés Centaure postés en fin de tracé de la manifestation pour éviter l’accès au centre-ville. Un dispositif qui a déplu à bon nombre de manifestants. Jean-René Cazeneuve estime que ce dispositif était, hélas, indispensable après la première manifestation dramatique de samedi dernier : « Regardez ce qu’il s’est passé il y a une semaine dans notre pays où des milliers de commerçants ont été ruinés ».
Jean-René Cazeneuve estime que la violence est attisée par certains responsables politiques : « Ne soyons pas naïfs non plus, vous avez entendu comme moi des leaders de partis politiques dire que la police tuait, c’était bien avant ces manifestations et ça, ça excite un certain nombre de casseurs qui n’ont rien à voir avec le mouvement lycéen et qui leur porte tort […] et aujourd’hui vous avez deux extrêmes qui s’alimentent ».
« Il faut anticiper l’augmentation du Smic »
Les organisations lycéennes sont reçues à partir de ce lundi par le Premier ministre et le président de la République Emmanuel Macron promet « des réponses très concrètes ». Jean-René Cazeneuve demande du temps aux jeunes : « On ne peut pas changer Parcoursup d’ici le week-end prochain, chacun doit comprendre ça ».
Sur l’état des établissements, le député gersois rappelle que c’est une compétence régionale : « C’est du ressort des Régions, donc il faut discuter avec les Régions. »
Sur la vie chère, Jean-René Cazeneuve espère de nouvelles annonces concrètes du gouvernement: « Je pense qu’il faut faire des efforts sur le prix de l’essence, augmenter les aides, anticiper l’augmentation du Smic ».
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555
















