Dans le Gers, les premiers départs en vacances s’accompagnent d’un trafic en hausse et d’une vigilance renforcée sur les routes. Le premier semestre 2026 confirme une hausse des accidents et des blessés, selon la préfecture, qui a mené une opération de contrôle le 2 juillet dernier à Mirande.
Les premiers grands départs en vacances ont déjà des conséquences visibles sur les routes du Gers. Depuis le week-end dernier, la circulation s’intensifie sur les principaux axes du département, dans un contexte estival où les déplacements sont plus nombreux et les trajets partagés entre automobilistes, cyclistes, piétons et randonneurs.
Cette cohabitation accrue entre différents usagers conduit les autorités à rappeler les règles de prudence habituelles. Adaptation de la vitesse, respect des distances de sécurité et attention particulière lors des dépassements figurent parmi les recommandations mises en avant, alors que les flux de circulation s’intensifient.
Une accidentalité toujours en hausse au premier semestre
Dans ce contexte de trafic soutenu, les indicateurs de sécurité routière demeurent préoccupants dans le département. Les chiffres transmis par la préfecture du Gers indiquent qu’entre janvier et juin 2026, 76 accidents ont été enregistrés, soit une progression d’environ 10% par rapport à la même période en 2025.
Dans le même temps, le nombre de blessés connaît une hausse plus marquée encore, avec 99 personnes touchées, en augmentation de 25%. Seul point d’amélioration notable : le nombre de décès recule, passant de 10 à 7 sur la période.
Ces évolutions s’accompagnent de variations dans les sanctions liées aux comportements à risque. Si les retraits de permis pour excès de vitesse sont en forte baisse (106 contre 201 un an plus tôt), ceux liés à l’alcoolémie enregistrent une légère hausse (154 contre 146). Les suspensions pour usage de stupéfiants diminuent quant à elles légèrement, passant de 151 à 142.
Prévention et contrôles : l’opération « carton jaune » poursuivie
Face à ces constats, les services de l’État poursuivent leurs actions de prévention et de contrôle sur le terrain. C’est notamment le cas de l’opération dite “carton jaune”, qui s’inscrit dans une logique de sensibilisation renforcée des usagers de la route.
Concrètement, ce dispositif permet, pour certaines infractions jugées mineures, de proposer une alternative à la verbalisation. Les conducteurs concernés peuvent ainsi choisir entre une sanction classique ou la participation à des ateliers de sensibilisation portant sur les comportements à risque et les mécanismes d’accident.
Lors d’une opération menée à Mirande le 2 juillet dernier, 25 automobilistes ont été contrôlés en infraction. La majorité d’entre eux a opté pour la voie pédagogique, notamment pour des petits excès de vitesse ou des oublis de clignotant. Dans le même temps, plusieurs infractions plus graves ont donné lieu à des suites judiciaires, parmi lesquelles une conduite sous stupéfiants, un excès de vitesse important, un usage du téléphone au volant et un défaut de contrôle technique.















