Face à des étés de plus en plus chauds, les collèges de Haute-Garonne doivent s’adapter. Cours végétalisées, brasseurs d’air dans les salles et rénovation des bâtiments doivent permettre d’améliorer le confort des élèves.
Cette rentrée 2026 intervient après un été particulièrement chaud. Lors de sa conférence de presse de rentrée, lundi 31 août, le président socialiste du conseil départemental, Sébastien Vincini, a rappelé les températures enregistrées ces derniers mois.
« 32 journées où les températures ont dépassé 35 degrés à Toulouse, ça fait beaucoup », a-t-il souligné. « Il y a eu cinq canicules depuis le 1ᵉʳ juin et je vous l’annonce déjà avec regret, mais nous aurons un nouveau pic de chaleur à la fin de la semaine. »
La Haute-Garonne compte 69 000 collégiens dans 123 établissements publics et privés. Le Département en gère directement 102, dont certains bâtiments anciens n’ont pas été conçus pour faire face aux fortes chaleurs actuelles.
Des collèges refaits à neuf
« Le défi est complexe, et là où c’est le plus complexe, c’est pour les anciennes structures », a reconnu Sébastien Vincini. Cinq grands projets de réhabilitation énergétique sont donc prévus entre 2028 et 2031.
- Les établissements concernés : Galilée à La Salvetat-Saint-Gilles, Robert-Roger à Rieumes, Bellevue et Vauquelin à Toulouse, ainsi que la cité scolaire de Bagnères-de-Luchon.
« En gros, on reconstruit quasiment. Ce sont des chantiers de rénovation qui demandent des moyens considérables », a déclaré le président de la collectivité.
L’adaptation des établissements existants
Pour limiter les îlots de chaleur, trois nouvelles cours oasis ont été aménagées cet été dans les collèges Nelson Mandela à Noé, Simone Veil à Saint-Jory et Jacqueline Auriol à Villeneuve-Tolosane.
Les espaces ont été déminéralisés et réaménagés. Les végétaux seront plantés à l’automne et durant l’hiver 2026. Depuis 2022, 23 cours de ce type ont été créées dans les collèges du département.
Le rythme reste toutefois insuffisant aux yeux du président du Département. « Face au rythme où il faudrait accélérer et investir, on n’est pas encore à la hauteur », a-t-il admis, précisant qu’une opération de renaturation représente au minimum 300 000 euros. Cette somme limite le rythme auquel ces aménagements peuvent être réalisés.
Par ailleurs, 63 établissements sont désormais équipés de brasseurs d’air, soit près de 730 salles de classe. Le Département y consacre un peu plus d’un million d’euros par an.
Les nouveaux collèges conçus pour mieux résister
Quatre nouveaux établissements doivent voir le jour d’ici 2031. Ceux d’Aucamville et de Plaisance-du-Touch, actuellement en construction, doivent ouvrir à la rentrée 2027.
Ils seront équipés notamment de systèmes de géothermie, de panneaux photovoltaïques et de cours végétalisées, sans recours à la climatisation. Les collèges Paléficat à Toulouse et de Castelnau-d’Estrétefonds, ouverts en 2024 et conçus selon ces principes, ont enregistré une température intérieure ne dépassant pas 26 degrés lors de pics de chaleur à 40 degrés, selon la collectivité.













