Au lendemain du terrible drame qui a secoué le quartier des Izards à Toulouse ce samedi 18 juillet 2026, la stupeur et l’incompréhension dominent. Fethi, un habitant de 49 ans sans histoire apparente, a été grièvement brûlé à l’intérieur de sa propre voiture au pied de son immeuble. Alors que la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) débute ses investigations, les rumeurs d’agression violente et de règlement de comptes circulent déjà parmi les riverains. Le point sur une enquête complexe où toutes les pistes restent ouvertes.
C’est le mystère absolu. Comment Fethi a-t-il été brûlé dans son véhicule ? Ce dimanche 19 juillet 2026, au lendemain du drame, le quartier des Izards est sous le choc. « Nous sommes habitués à vivre au rythme des règlements de comptes, malheureusement. Mais si c’est lié à ça, la situation devient trop grave », raconte une des habitantes. Elle craint que la barbarie s’installe durablement dans le secteur. Le blessé est toujours hospitalisé. Cet homme de 49 ans est entre la vie et la mort.
Des rumeurs de violences souterraines
L’enquête confiée par le parquet de Toulouse à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) ne fait que commencer, mais les rumeurs se répandent comme une traînée de poudre dans cet immeuble de la rue Virginia Woolf. « Il aurait été roué de coups dans le parking souterrain le matin du drame. Ses proches ont rapporté ces faits, mais personnellement je n’ai rien entendu. J’étais avec mes enfants et nous n’avons rien vu de suspect hier matin », ajoute la locataire d’un des appartements de l’immeuble. C’est cette information qui a alerté la police sur un acte volontaire en lien avec le crime organisé. Mais après les premières vérifications, rien ne permet de confirmer ces éléments pour l’heure. L’hypothèse d’une tentative de suicide a d’ailleurs pris de l’épaisseur ces dernières heures.
Le départ d’un véhicule soudainement embrasé
Quelques minutes avant le drame, Fethi venait de monter dans sa voiture. « On dirait qu’il est sorti de sa place de parking pour partir. Son véhicule était en position de rouler pour quitter les lieux », analyse un voisin.
Les caméras de vidéoprotection du secteur ont probablement été scrutées par la police nationale à la recherche d’indices. « Quand je suis sorti, j’ai entendu dire qu’il était dans la voiture avec son frère à côté. Cet homme s’est écarté et l’automobile s’est subitement embrasée. Tout a été rapide », témoigne un autre habitant.
Un acte de sauvetage héroïque au milieu des flammes
Le frère de Fethi, bandages autour des mains, était toujours sur les lieux à l’arrivée des secours. Aidé par un pompier volontaire de passage par hasard dans le secteur, il a tenté d’éteindre les flammes qui dévoraient le corps de la victime. « Le blessé était brûlé de partout. C’était très choquant », ajoute le témoin.
La piste criminelle en question
Est-ce un acte lié à la vente de produits stupéfiants ? Une tentative de suicide ou une agression pour un autre motif ? « J’ai entendu deux détonations, probablement causées par l’explosion des fenêtres. Le feu a pris rapidement. À mon avis, il y avait de l’essence ou un produit similaire », avance notre interlocutrice.
À l’arrivée du Samu et des pompiers, le quadragénaire se trouvait dans un état désespéré. Son frère avait les mains brûlées. Il se serait blessé en voulant lui sauver la vie. La voiture était-elle imbibée d’essence sans que Fethi en soit informé ? Si tel est le cas, une simple cigarette aurait pu servir d’étincelle. S’il avait voulu mettre fin à ses jours, pourquoi a-t-il sorti son véhicule de la place de parking ? Toutes les hypothèses sont actuellement explorées, d’autant que Fethi n’était pas une figure du quartier. Peu d’éléments semblent le relier à une guerre de territoire, mais là encore, on ne peut rien affirmer.














