Apparu à la dernière minute alors que l’avenir de l’usine semblait scellé, un industriel a manifesté son intérêt pour reprendre le site Fibre Excellence de Saint-Gaudens. Son identité reste confidentielle, mais son arrivée a conduit le tribunal de commerce de Toulouse à reporter sa décision et a relancé l’espoir des 270 salariés.
Placée en redressement judiciaire depuis la fin du mois d’avril, Fibre Excellence joue son avenir devant le tribunal de commerce de Toulouse. Si la liquidation judiciaire de l’usine de Tarascon (Bouches-du-Rhône) a été prononcée ce mercredi, le site de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) bénéficie d’un sursis grâce à la manifestation d’intérêt d’un nouvel investisseur.
Jusqu’à lundi, le scénario semblait pourtant écrit d’avance. Après le rejet de l’offre portée par le financier Matthieu Pigasse pour l’ensemble du groupe, faute de garanties suffisantes de l’État, l’avenir des deux usines paraissait plus que jamais compromis. C’est finalement quelques heures avant l’audience qu’un nouvel acteur est venu rebattre les cartes.
Selon nos informations, il s’agit d’un industriel français. Contrairement au projet défendu par Matthieu Pigasse, sa démarche ne porte pas sur l’ensemble du groupe, mais uniquement sur l’usine de Saint-Gaudens. Une stratégie qui a convaincu le tribunal de commerce de Toulouse de lui laisser un délai supplémentaire afin de transformer sa lettre d’intention en véritable offre de reprise.
Une reprise ciblée sur le Comminges
Pour poursuivre les discussions, le candidat devait notamment verser une garantie de deux millions d’euros. Cette étape franchie, son projet a fait l’objet d’une réunion technique, mardi, avec les services du ministère de l’Économie et des représentants de la Région Occitanie. L’objectif était d’examiner les conditions dans lesquelles les pouvoirs publics pourraient accompagner une éventuelle reprise.
À ce stade, ni le contenu précis de son offre ni son calendrier ne sont connus. Une chose est en revanche acquise : son arrivée a offert un sursis inattendu au site commingeois, alors que le tribunal venait de prononcer la liquidation de l’usine de Tarascon.
Le tribunal de commerce doit désormais déterminer si cette lettre d’intention peut déboucher sur une offre de reprise suffisamment solide pour assurer la pérennité du site. Pour les 270 salariés de Saint-Gaudens, ce projet constitue aujourd’hui la seule perspective d’échapper au même sort que l’usine de Tarascon.


















