Avenue des Minimes à Toulouse, la grille du bar-tabac La Gazelle se relève enfin après 90 jours d’affichage sous scellés. Kader Ouarrag constate le trou financier de 500 000 € infligé à son établissement. Après un premier témoignage dans les colonnes de La Dépêche, il a tenu à faire une mise au point suite aux commentaires qu’il juge inappropriés sur les réseaux sociaux. Explication.
Il a voulu répondre aux commentaires inappropriés sur les réseaux sociaux. Comme le relatait La Dépêche du Midi du mercredi 11 août, Kader Ouarrag a bien subi une perte de 500 000 € de chiffre d’affaires non réalisé lors de la fermeture administrative de 90 jours de son bar-tabac La Gazelle, avenue des Minimes à Toulouse. Cette sanction faisait suite à des constatations liées à un trafic de stupéfiants et à la vente de cigarettes de contrebande aux abords de l’établissement.
« Il s’agit bien d’un manque à gagner de 500 000 € de chiffre d’affaires, et non de bénéfice », précise le gérant. Cette somme découle principalement de deux activités phares : la vente de tabac – avec des paquets vendus entre 12,47 € et 13,50 € et des cartouches à environ 130 € – et les jeux à gratter de la Française des Jeux. S’y ajoutent les articles de vapotage, le CBD, la confiserie, la restauration du midi et les diverses consommations. Une activité soutenue par un rythme intensif, sept jours sur sept, de 6 heures à minuit.
« La demande qui alimente ces trafics participe à leur maintien »
Au-delà des pertes matérielles, Kader Ouarrag pointe du doigt la responsabilité des consommateurs de drogue : « La demande qui alimente ces trafics participe à leur maintien et aux difficultés des commerces de proximité qui en subissent directement les conséquences. » Le commerçant rappelle que les abords des bars-tabacs sont des points sensibles et qu’il alertait les autorités depuis plusieurs années sur la situation. L’installation d’une caméra 4G en février 2025 avait pourtant permis d’endiguer le problème, avant que son retrait quatre mois plus tard ne relance les incivilités. Aujourd’hui, Kader Ouarrag cherche avant tout à préserver l’activité de son établissement, grandement fragilisé par trois mois de fermeture et par la perte de sa terrasse.














