Malgré son nom, l’avenue de la Juncasse est petite une rue paisible du nord-est de Toulouse (Haute-Garonne), entre les quartiers Soupetard, la Roseraie et les Argoulets, où chacun cultive son potager. Les petites maisons qui la bordent composent une cité-jardin imaginée à la fin des années 1920 par l’architecte de la Ville, Jean Montariol. « Ce sont les premières maisons à avoir eu un point d’eau dans la cuisine et des WC. Nous sommes le dernier exemple de ce modèle d’architecture, avec les différents types de logements : la maison individuelle, celle avec deux locataires et celle avec quatre locataires », pose d’entrée Jean-Pierre Viguier, qui habite là avec sa femme Roselyne depuis plus de cinquante ans.
Comme tous ses voisins, « âgés entre 70 et 90 ans », il est ici locataire de ces maisons ouvrières, avec un loyer très modéré, auprès du bailleur Toulouse Métropole Habitat. Et comme tous, il est inquiet de la disparition de cette part du patrimoine toulousain, « que l’office de tourisme fait visiter et qui est aussi un vrai îlot de verdure et de fraîcheur ».

















