À Toulouse, les stations Total, où le prix de l’essence est plafonné à 1,99 € le litre, sont prises d’assaut depuis plusieurs jours. Face aux files d’attente et aux ruptures ponctuelles, la préfecture de la Haute-Garonne assure pourtant qu’il n’y a pas de pénurie généralisée. Mais pourquoi certaines pompes sont-elles à sec ?
Alors que la ruée sur l’essence bat son plein à Toulouse, avec des prix dépassant les 2 € dans de nombreuses stations, faire le plein relève du défi quotidien. Depuis plus de deux semaines, les Toulousains cherchent les meilleures techniques pour trouver du carburant au meilleur prix. Et la solution semble toute trouvée : se rendre dans les stations Total, qui pratiquent un plafonnement à 1,99 € le litre. Mais cette différence de prix crée aussi une forte affluence et, avec elle, une sensation de pénurie. Alors pourquoi ça coince à certaines pompes ?
Des stations prises d’assaut
Les Toulousains l’ont remarqué depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines : les stations-service sont prises d’assaut, notamment celles de l’enseigne Total. Avec un prix plafonné à 1,99 € le litre, contre plus de 2 € dans de nombreuses autres stations toulousaines, elles attirent logiquement les automobilistes. Résultat : d’immenses files se forment à l’entrée des stations et les cuves peuvent rapidement être à sec.
« Nous rencontrons une fréquentation plus importante au sein de notre réseau sur la métropole toulousaine, comme partout en France, depuis la mise en place de notre plafonnement et la remontée actuelle des prix des carburants, notamment de l’essence », confirme Total. « Les clients choisissent les stations qui proposent les meilleurs prix et nous sommes aujourd’hui le réseau le moins cher avec notre plafonnement. Quelques tensions d’approvisionnement localisées, notamment sur l’essence, peuvent donc être observées. Depuis cette semaine, nous avons augmenté de 30 % les produits livrés. À Toulouse, ces rotations se font depuis le dépôt pétrolier de Lespinasse », précise l’enseigne.
Une vraie pénurie ?
Pour autant, comme l’indique Total, ces tensions sont liées à l’affluence provoquée par sa politique de plafonnement des prix. Cela ne signifie pas qu’une pénurie généralisée touche Toulouse. La préfecture de la Haute-Garonne le confirme : « Il n’y a pas de difficulté généralisée en matière d’approvisionnement. C’est uniquement le réseau Total qui est fortement touché du fait de sa politique tarifaire. Plus les prix augmentent, plus ils sont pris d’assaut, et cela se voit notamment en fin de week-end ou le lundi, car toutes leurs stations sont à sec le temps du réapprovisionnement ».
Et en effet, en regardant du côté des autres stations toulousaines, bon nombre d’entre elles disposent toujours d’essence. « Il n’y a aucune rupture d’approvisionnement à ce stade, mais des stations provisoirement en rupture car prises d’assaut », appuie la préfecture.
1,99 € ou plus de 2 € : une vraie différence ?
Alors, faut-il privilégier les stations qui ne sont pas prises d’assaut, quitte à payer quelques centimes de plus ? La différence peut rapidement se faire sentir sur un plein. Pour une voiture dont le réservoir contient 40 litres, un plein à 1,99 € le litre revient à 79,60 €. À 2,09 €, il coûte 83,60 €, soit 4 € de plus. À 2,29 €, la facture grimpe à 91,60 €, soit 12 € supplémentaires.
Une différence loin d’être négligeable pour les automobilistes. Reste donc à chacun de choisir entre payer quelques euros de plus pour éviter les files d’attente ou tenter sa chance dans les stations où les prix sont plafonnés.












