C’est à partir de ce mardi 21 juillet que le comité du patrimoine mondial de l’Unesco examine la candidature des Forteresses royales du Languedoc. Un dossier a été déposé par la France après plus de dix ans de tractations.
Le comité du patrimoine mondial de l’Unesco examine, à partir de ce mardi 21 juillet, la candidature des Forteresses royales du Languedoc. La décision est attendue d’ici la fin de la 48ᵉ session du comité, organisée du 19 au 29 juillet à Busan, en Corée du Sud.
La candidature concerne un ensemble de huit monuments médiévaux : Aguilar, Lastours, Montségur, Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus, Termes ainsi que le château et les remparts de Carcassonne, déjà inscrits au patrimoine mondial depuis 1997. L’objectif est d’étendre cette reconnaissance aux sept autres forteresses au sein d’un même bien en série.
Les Forteresses royales du Languedoc : plus de dix ans de préparation
Lancée en 2013, la candidature française a été officiellement déposée le 31 janvier 2025. Porté par les départements de l’Aude et de l’Ariège ainsi que par l’Association mission patrimoine mondial, le projet est le résultat de douze années de recherches historiques, d’études scientifiques et de coopération entre collectivités.
Les huit sites sont présentés comme un ensemble défensif unique. Construits par Louis IX et ses successeurs dans la seconde moitié du XIIIᵉ siècle, après la croisade contre les Albigeois, ils protégeaient alors la frontière entre le royaume de France et celui d’Aragon.
Pourquoi ne parle-t-on plus de “châteaux cathares” ?
La candidature est présentée sous le nom de “Forteresses royales du Languedoc”, et non de “châteaux cathares”. Selon les porteurs du projet, cette appellation reflète davantage la réalité historique de ces fortifications, transformées par le pouvoir royal en système de défense.
Ce choix fait toutefois débat. Les défenseurs du “Pays cathare” estiment que ce changement de nom efface une partie de la mémoire cathare.










