Ce lundi, le Stade Toulousain a réagi par communiqué de presse à sa sanction en appel sur l’affaire du Salary Cap. Il envisage des recours, la Ligue répond et veut désamorcer.
Nouvelle passe d’arme entre le Stade Toulousain et la Ligue Nationale de Rugby. Ce lundi 31 août, par voie de communiqué, le Stade Toulousain a tenu à réagir à sa condamnation en appel dans l’affaire du Salary Cap. Une sanction légèrement moins lourde que prononcée en première instance, mais qui suscite l’incompréhension du club « rouge et noir ». Il estime qu’alors que la Commission Fédérale d’appel lui a donné raison et accordé que le club avait respecté le Salary Cap lors des saisons 2023/2024 et 2024/2025, la masse salariale imposée, la sanction pour avoir manqué de transparence est beaucoup trop élevée. « Alors même qu’aucun dépassement du Salary Cap n’est retenu sur ces deux saisons, le doublement de la sanction infligée au club, portée de 1 à 2 millions d’euros en raison d’un manquement à l’obligation générale de transparence et de coopération, apparaît totalement disproportionné au regard des faits.«
En somme, le club dénonce une sanction trop lourde, alors qu’il n’a pas dépassé le Salary Cap mais juste manqué de clarté dans sa communication vis-à-vis des instances du rugby français. Une situation qui le conduit à « réunir actuellement ses instances afin d’étudier les recours appropriés auprès du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et de la juridiction administrative.«
Yann Roubert répond
Une communication qui intervient pile le jour de la conférence de presse de rentrée de la Ligue Nationale de Rugby, l’instance qui gère le rugby professionnel en France, et donc impliquée dans ce dossier du Salary cap. « Évidemment que les règlements ne sont pas fait contre qui que ce soit« , élude le président de la LNR Yann Roubert, interrogé en marge de la conférence. « Ils sont dirigés contre les manquements au règlement. Personne n’est anti-quel que club que ce soit, mais évidemment que tout le monde est anti-triche. Il est bien évident que protéger nos règlements et sanctionner les éventuels manquements, avec sévérité parfois mais quel que soit le club, c’est protéger la valeur de nos titres et nos compétitions. L’idée c’est bien de permettre aux meilleurs de continuer à progresser mais que tout le monde puisse jouer avec les mêmes chances de se concurrencer les uns les autres.«
Une façon d’évacuer les détracteurs de la LNR qui l’accusent d’être anti-Stade Toulousain, et de le sanctionner plus durement que les autres clubs. Pour rappel, Toulouse avait écopé d’une amende de 2,88 millions d’euros début juillet pour des dépassements du plafond autorisé lors de trois des quatre dernières saisons (2021/2022, 2022/2023 et 2024/2025), mais aussi de « manquements à l’obligation générale de transparence et de coopération » de 2021 à 2025 selon la LNR. Le club rouge et noir avait fait appel, mais jeudi dernier, la sanction a été confirmée par la commission d’appel fédérale, seulement réduite de 155.000 euros. Ce dont se défend Toulouse ne concerne donc que deux saisons sur trois.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555

















