En Occitanie, 83 accidents du travail ont été mortels en 2024. Face à cette sinistralité, le nouveau Plan régional santé au travail 2026-2030 présenté à Montpellier mise sur la prévention des risques, notamment auprès des jeunes, dans le BTP et le secteur de la santé.
Près de 49 000 accidents du travail avec arrêt ont été recensés en Occitanie en 2024, dont 83 ont été mortels. Ces chiffres sont au cœur des enjeux du nouveau Plan régional santé au travail (PRST) 2026-2030, présenté le 22 septembre dernier à Montpellier. Il doit fixer les priorités régionales en matière de prévention pour les cinq prochaines années.
Près de 40 000 accidents ont entraîné plus de trois jours d’arrêt. Les jeunes figurent parmi les publics particulièrement exposés : les moins de 25 ans représentent un accident du travail sur cinq. Autre indicateur, 16 342 salariés ont été déclarés inaptes en 2024. L’usure professionnelle et le maintien dans l’emploi constituent donc également des axes importants du nouveau plan.
Des actions dès la formation
Pour réduire les accidents les plus graves, le PRST prévoit notamment d’analyser leurs circonstances afin d’en tirer des enseignements et d’éviter leur répétition. Le dispositif doit aussi prévoir un accompagnement des victimes et des collectifs de travail touchés.
La prévention doit également commencer avant l’entrée dans la vie active. Les deux rectorats d’Occitanie et l’enseignement agricole seront associés aux actions destinées aux jeunes en formation professionnelle. Une attention particulière sera portée aux métiers les plus accidentogènes.
Le plan intègre par ailleurs les conséquences du changement climatique. Une action spécifique doit permettre aux entreprises d’adapter les conditions de travail aux nouvelles contraintes, au-delà des seules mesures prises pendant les épisodes de fortes chaleurs.
BTP, santé et violences sexistes ciblés
Le PRST entend aussi mieux prendre en compte les différences entre les femmes et les hommes dans l’évaluation des risques professionnels. La prévention des violences sexistes et sexuelles sera renforcée dès la formation, avec entre autres une action destinée aux jeunes se préparant aux métiers de la beauté.
Deux secteurs feront également l’objet d’actions spécifiques : le BTP et la santé et le soin. Tous deux cumulent des difficultés d’attractivité et une importante exposition aux risques professionnels.
Enfin, les TPE et PME disposeront de ressources pratiques pour les accompagner. Des kits consacrés notamment à l’accueil des jeunes, aux accidents graves et mortels, à l’usure professionnelle et au maintien dans l’emploi seront proposés. Ils sont présentés comme « directement mobilisables » par les entreprises.




















