Le Comité départemental du tourisme du Val-de-Marne tire sa révérence. Privée de son principal financement après la décision du Département de ne pas reconduire sa subvention, l’association est contrainte de mettre un terme à son activité.
« Val-de-Marne Tourisme & Loisirs, c’est fini ». Voilà ce que le Comité départemental du tourisme (CDT) a annoncé sur ses réseaux sociaux ce 1er juillet. « Durant toutes ces années, nous avons eu le plaisir de partager avec vous les événements du territoire, les balades et randonnées, les lieux culturels et de loisirs, les idées de sorties en familles ou entre amis… Et toutes les richesses de notre département. Mais aujourd’hui, c’est avec regret que cette aventure se termine », déclare l’équipe du CDT du Val-de-Marne avant de préciser : « Le Département ayant décidé d’arrêter son soutien financier à notre structure ». Ce que la collectivité ne nie pas.
Toutefois, elle précise : « Compte tenu des charges fixes de l’association, toute diminution de la subvention départementale (900 000 euros/an) aurait directement compromis sa viabilité, or la situation financière de la collectivité ne permettait pas de maintenir ce niveau de financement ». En effet, le Département finançait « 100% des salaires de l’association ». Pour lui, le CDT avait atteint « depuis près de deux ans, les limites de son modèle économique ». Une situation qui « s’est progressivement fragilisée avec le retrait de plusieurs partenaires financeurs, notamment la Région et la Métropole du Grand Paris, sur certaines opérations de promotion ».
Les finances du comité du tourisme du Val-de-Marne devant la justice
Le Département avait alors « informé la présidente du CDT que ses contraintes budgétaires ne permettraient pas de reconduire son soutien financier en 2026 ». Celle-ci « en a ensuite informé les salariés et convoqué le conseil d’administration. Enfin, le président du Département a reçu les membres du Bureau pour chercher une solution la plus favorable possible pour les salariés ». C’est ainsi qu’il a été proposé d’engager une procédure de liquidation amiable. « Cette solution visait à organiser la dissolution de l’association dans un cadre maîtrisé, en préservant au mieux les intérêts des salariés, par la mobilisation de crédits départementaux spécifiques ».
Mais cette proposition a été rejetée par le conseil d’administration. Selon la collectivité, il a « prétendu pouvoir mobiliser des financements extérieurs pour compenser la perte de subvention ». « Cette tentative s’est manifestement soldée par un échec », souligne-t-elle. En parallèle, un administrateur provisoire a été désigné par le tribunal judiciaire qui a ensuite ouvert une procédure de redressement judiciaire face à la situation financière de l’association. Son dossier a été étudié ce lundi 6 juillet et la décision est encore attendue : « soit je juge maintient la procédure de sauvegarde, soit il enclenche une liquidation judiciaire sur constatation de cessation de paiement ».








