La Haute-Garonne passe en niveau alerte pollution ce jeudi 9 juillet. Le préfet a décidé de déclencher plusieurs mesures d’urgence, avec notamment un abaissement des limitations de vitesse, des contrôles renforcés et des restrictions pour certains secteurs d’activité.
En plus de la canicule, la Haute-Garonne est actuellement touchée par un épisode de pollution de l’air. « Les conditions météorologiques de ce mercredi 8 juillet (fort ensoleillement, température élevée et vent faible) favorisent la hausse des concentrations en ozone », indique Atmo Occitanie, l’organisme régional de surveillance de la qualité de l’air. La procédure d’information et de recommandation a ainsi été mise en place dans le département.
Et la situation ne va pas s’améliorer ce jeudi. « Les conditions météorologiques devraient rester stables avec un fort ensoleillement et des températures élevées. Les concentrations en ozone (O3) devraient atteindre des niveaux similaires, dépassant à nouveau le seuil d’information pour les mêmes départements », annonce Atmo Occitanie. Ce qui va conduire au déclenchement de la procédure d’alerte en Haute-Garonne. Celle-ci correspond à « un niveau de concentration de polluants dans l’atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou de dégradation de l’environnement ».
Des mesures d’urgences face à la l’épisode de pollution de l’air
En conséquence, Fabrice Rigoulet-Roze, préfet du département, a décidé la mise en œuvre de mesures d’urgence à partir de 00h01 ce jeudi 9 juillet. Tout d’abord, les vitesses maximales autorisées sur les routes de Haute-Garonne sont abaissées. Ainsi, les voies limitées à 130 km/h passent à 110km/h, celles à 110 km/h passent à 90km/h et celles à 90 km/h et à 80 km/h passent à 70km/h.
En plus de ça, il est demandé au secteur industriel de reporter certaines opérations émettrices de pollution et le démarrage d’unités à l’arrêt. La préfecture fait savoir que les contrôles vont être renforcés dans les installations classées pour l’environnement pour le « rappel des bonnes pratiques et vérification du bon fonctionnement des dispositifs de traitement », sur le réseau routier, notamment pour contrôler la vitesse, et sur « l’emploi du feu de type, par exemple, brûlage à l’air libre – des déchets verts ou encore feux d’agréments par les particuliers ».














