Responsable du pôle féminin du Toulouse Rangueil Football Club (TRFC) pendant cinq ans, Audrey Ganot se félicite d’avoir fait passer le nombre de licenciées féminines, de tout âge, de 5 à 150. « L’équipe senior était au plus haut niveau régional, les U15 et U18 évoluaient aussi au niveau régional », précise la jeune femme. Mais, malgré ce succès, les liens entre elle et le club se sont peu à peu distendus.
Selon Audrey Ganot, les filles étaient en effet « peu mises en valeur » et ont dû « trouver elles-mêmes leur sponsor pour les déplacements ». « Il faut savoir que la fédération exige qu’il y ait une section féminine U14 pour le développement du football féminin. Leur seul intérêt était sans doute là », pointe-t-elle. Face à ce constat, elle explique avoir tenté de mettre en place une gouvernance autonome pour la partie féminine au sein du club, « à l’image de ce qui s’est fait à Lyon par exemple », ce qui lui aurait été refusé, provoquant la scission : « Nous avons alors décidé de créer notre entité propre, le Toulouse Rangueil Football Féminin, avec une demande d’affiliation à la FFF. »












