Contrôlé ce mardi soir dans le quartier des Minimes, à Toulouse, un automobiliste de 33 ans a présenté un permis italien qui s’est révélé faux. Les policiers ont ensuite découvert que sa carte d’identité était également falsifiée. Le suspect affirme avoir déboursé 10 000 euros pour obtenir les deux documents.
Le permis italien devait faire illusion. Il n’aura résisté que quelques minutes aux vérifications des policiers. Ce mardi, peu après 21 heures, dans le quartier des Minimes, à Toulouse, un automobiliste de 33 ans est contrôlé au volant de sa voiture. Il présente un titre de conduite délivré, en apparence, par les autorités italiennes. Un détail, pourtant, intrigue immédiatement les fonctionnaires : l’homme avait déjà été contrôlé sans permis en 2025.
Les policiers décident alors de regarder le document de plus près. Très vite, le doute disparaît. Ce permis italien n’a jamais existé : il s’agit d’un faux. La voiture qu’il conduit, elle, n’est pas davantage en règle puisqu’elle circule sans assurance.
10 000 euros pour les documents
Mais le contrôle réserve encore une surprise. En vérifiant son identité, les enquêteurs découvrent que la carte présentée par le trentenaire est, elle aussi, falsifiée. Acculé par les constatations, l’homme finit par reconnaître la fraude. Selon ses déclarations, il aurait déboursé 10 000 euros pour obtenir les deux documents : un faux permis et une fausse carte d’identité.
Les investigations permettent finalement d’établir qu’il s’agit d’un ressortissant algérien ne disposant pas du droit de séjourner sur le territoire français. Derrière ce qui devait être un simple contrôle routier apparaît ainsi une identité administrative entièrement fabriquée.
Âgé de 33 ans, il devra répondre de ces faits devant la justice. Son procès doit se tenir dans les prochains mois.















