Faire ses courses en Andorre reste une habitude bien ancrée pour faire des économies au quotidien. Du profil des excursionnistes aux astuces comme le covoiturage depuis Toulouse, décryptage d’un tourisme transfrontalier au Pas de la Case, toujours très populaire.
Économiser quelques dizaines d’euros sur la lessive, le parfum ou les cigarettes, la promesse continue de déplacer les foules. Malgré une légère baisse de fréquentation, le Pas de la Case demeure le point de passage obligatoire des Français en Andorre. Entre juin 2025 et juin 2026, la principauté a recensé, grâce aux enquêtes menée par le département Estadística d’Andorre, 3,45 millions de visiteurs venus de France, dont 2,73 millions d’excursionnistes effectuant l’aller-retour sur une seule journée. Facilitée par la proximité géographique avec la Haute-Garonne ou les Pyrénées-Orientales, cette dynamique repose quasi exclusivement sur le commerce. Pour 81,2 % des usagers franchissant la frontière au Pas de la Case, le motif du déplacement est clair, il faut faire des économies.

Les petites économies du quotidien
Sur place, le comportement des consommateurs occitans se distingue par une forte orientation vers les produits du quotidien. Contrairement aux escapades espagnoles davantage tournées vers le carburant ou la restauration, les courses faites en Andorre se font surtout en supermarché et représentent 47 % des montants dépensés par les Occitans en Andorre, d’après l’étude sur les habitudes des achats transfrontaliers menée par l’INSEE en 2024. Ce tourisme de bonnes affaires séduit particulièrement les seniors, la majorité des acheteurs français ayant plus de 65 ans.
L’aller-retour stratégique depuis Toulouse
Pour rentabiliser encore davantage le voyage, certains réguliers multiplient les astuces. Sur les plateformes de covoiturage comme BlaBlaCar, une dizaine d’annonces quotidiennes proposent de rallier la frontière andorrane. Comme Joséphine, 65 ans, beaucoup remboursent leurs trajets, « si j’ai trois personnes dans ma voiture, j’arrive à rembourser l’essence et le péage ». En partageant les frais de route avec des passagers, ces habitués parviennent à financer l’essentiel du trajet tout en faisant leurs emplettes, transformant un simple aller-retour en opération financièrement gagnante.















