Après avoir subi une arnaque de 24 000 €, Guillaume Villain, du restaurant Crep’Chignon à Cornebarrieu, cherche désespérément une solution pour faire face à ses créances et surtout sauver son affaire. Un restaurateur ému par la sollicitude de ses clients.
Quinze jours après avoir été victime d’une arnaque de 24 000 € par une mafia très organisée, Guillaume Villain, restaurateur de Crêp’Chignon, essaie de faire face et sauver son affaire.
Comment ? « Je l’ignore, avoue-t-il, mais je pense à mes salariés et aussi à ce restaurant où j’ai tant donné depuis dix-neuf ans ». Cette affaire, véritable havre de paix, nichée au cœur d’un parc de 1 500 m² dans le Cornebarrieu historique, est en péril.
« Ce restaurant devait assurer ma retraite », précise Guillaume Villain, très inquiet. Pour l’heure, il donne des interviews à différents médias alertés par cette arnaque particulièrement bien rôdée : France 3 Occitanie dont le reportage a été diffusé au JT de mercredi ainsi que celui de TF1, diffusé jeudi midi.
Tant bien que mal, il continue son activité, accueillant les clients souvent compatissants sur sa situation : « Certains me proposent de mettre en ligne une cagnotte dont une fidèle cliente qui me l’a fortement conseillée, explique-t-il. Mais je ne veux pas, malgré certains commentaires sur les réseaux sociaux qui disaient que j’en avais déposé une. C’est complètement faux. Tout comme l’affaire avec mes fournisseurs. Je peine à comprendre pourquoi les gens inventent de telles histoires. Je suis suffisamment accablé ».
Appels de soutien et réservations en continu
Durant la demi-heure de cette interview, le portable de Guillaume Villain n’a cessé de vibrer. « Beaucoup de personnes m’appellent pour me soutenir et m’encourager, assure-t-il. Cela m’aide. On se sent si seul quand une telle chose vous arrive. C’est un vrai chaos mental ».
D’autres appellent aussi pour réserver une table dans cette crêperie. « Une personne de Mazamet m’a contacté pour me dire qu’elle aussi avait vécu ce cauchemar qui l’a spoliée de 20 000 €, l’héritage de ses parents. Petit souffle d’apaisement, selon ses dires, la gendarmerie serait sur une piste. Que se passera-t-il alors ? »
Un autre client fidèle de la crêperie, ancien chef d’entreprise, a proposé de donner à Guillaume Villain 1 000 €. « Il m’a laissé un message tellement gentil sur la qualité de la table et l’empathie envers mes salariés ». Des salariés dont certains ont été très solidaires en apprenant la nouvelle. « J’essaie de tenir le coup. Il le faut. Pour cela je pense à tous ceux et celles que le destin a frappés bien plus durement. Ils sont nombreux ».
















