EXCLUSIF. Des coups de feu qui claquent, le voisinage qui s’alarme et quatre hommes en garde à vue, dont deux frères. L’aîné a-t-il voulu faire passer un message radical à son cadet ? Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte par le parquet de Toulouse. Que s’est-il passé exactement samedi, aux aurores, dans cette petite commune de 4 500 habitants ? On fait le point.
Les détonations ont réveillé en sursaut le voisinage. Samedi 22 août 2026, vers 5 heures du matin, commune de Pins-Justaret, au sud de Toulouse. Des riverains, tirés trop tôt des bras de Morphée, alertent le 17 (police-secours) : une série de coups de feu vient de retentir. Les gendarmes de Muret foncent à l’adresse indiquée.
Impact de balle dans un véhicule
Sur place, selon nos informations, ils sont confrontés à plusieurs noctambules, des jeunes majeurs, qui s’emploient à donner le change. Mais leurs explications sur une hypothétique utilisation de pétards tranchent radicalement avec la frayeur ressentie par les témoins auditifs.
L’obscurité enveloppe encore la scène et c’est à la lueur des lampes torches que les militaires dénichent une douille, vestige d’un récent coup de feu. Cet élément matériel justifie l’interpellation du trio. Une fois le jour levé, les enquêteurs découvrent un impact de balle sur un véhicule en stationnement.
Une arme de poing saisie
Auditionnés, les jeunes hommes auraient alors indiqué aux forces de l’ordre qu’une violente altercation a opposé deux frères. L’un est en garde à vue, donc. L’autre, auteur présumé du coup de feu, s’est enfui.
Cet homme de 26 ans, au pedigree judiciaire fourni, notamment pour des affaires liées aux stupéfiants, est défendu par Me Sarah Nabet-Claverie, du barreau de Toulouse. Sorti de prison il y a quinze jours à peine et soupçonné d’être le tireur, il a finalement été interpellé à son tour, quelques heures plus tard. Selon nos informations, une arme de poing a été saisie. S’agit-il de celle qui a fait feu au petit matin ? Mystère, pour l’heure.
Le parquet confirme les gardes à vue
Contacté, le parquet de Toulouse a « confirmé le placement en garde à vue des quatre hommes » mais n’a souhaité faire à ce stade « aucun commentaire sur cette affaire en cours ». Ouverte pour tentative de meurtre, l’enquête a été confiée à la Brigade de recherches (BR) de Muret, épaulée par la Section de recherches (SR) de Toulouse.
Quel contentieux peut justifier que deux frères – le plus jeune, âgé de 23 ans, sorti de détention il y a deux mois, est défendu par Me Jacques Derieux – se retrouvent de part et d’autre d’une arme à feu ? Vie privée ? Business ? Prolongées, pour certaines, les gardes à vue se poursuivent.















