Ce jeudi midi, un nouvel accident a eu lieu sous le « pont maudit » à Toulouse, situé avenue des Herbettes, dans le quartier Montaudran. Un incident qui fait suite à d’autres survenus mi-août et alors que la mairie de Toulouse venait tout juste d’installer le 12 août un dispositif lumineux pour avertir les conducteurs. Un énième, puisque les accidents sont récurrents et qu’aucune formule ne semble marcher pour enrayer ce fléau.
Rien n’y fait. Elles ont beau clignoter, être imposantes… les signalisations qui se trouvent avenue des Herbettes, à Toulouse, des deux côtés de la voie qui passe sous le pont ferroviaire, ne semblent avoir aucun effet sur les conducteurs des camions qui passent par là : régulièrement, ils s’encastrent avec leur camionnette. Et quand un accident survient, à coup sûr, deux autres suivent du même type dans les quinze jours d’après, confirmant la réputation de « pont maudit » du quartier Montaudran-Lespinet.

Ce jeudi midi, un livreur qui transportait de l’électroménager en a fait l’amère expérience. Alors qu’il se rendait chez un client, il n’a pas vu les panneaux de signalisation qui indiquaient la hauteur limite de 2,5 m et s’est encastré, le caisson a été complètement décapité.
Un nouveau portique installé le 12 août, abîmé 24 heures après
Après de multiples accidents, les services municipaux ont installé le 12 août dernier, du côté de l’avenue des Herbettes, un nouvel équipement censé être plus visible grâce à ses dispositifs lumineux. Les conducteurs devaient prendre conscience de la hauteur limite bien avant d’atteindre le pont. Mais moins de 24 heures après, un véhicule hors gabarit s’est engouffré sous le pont et a percuté le tout nouveau dispositif.
Pour qu’il n’y ait pas de conséquences et que la sécurité des usagers soit assurée, les portiques avaient été déposés dans la foulée en urgence en vue de les réparer. Il restait toutefois des panneaux de signalisation. Ce qui n’a pas empêché un conducteur d’une camionnette de s’engager dessous mercredi dernier. Pour sortir son véhicule coincé, il a dû dégonfler.
Au printemps dernier, quatre camions s’y étaient encastrés en trois mois. Et il y a souvent un effet série dans ces incidents.
Reste désormais à savoir quelle solution durable et efficace pourrait être envisagée pour que les conducteurs de camions arrêtent de percuter ce pont ferroviaire… car quels que soient les portiques, lumineux, clignotants ou autres, pour l’heure ils semblent ne pas avoir d’effet sur le fléau du « pont maudit » dont la réputation est loin d’être usurpée.












