À Saint-Gaudens, le projet de reprise de Fibre Excellence évolue avec l’arrivée d’un nouvel investisseur. Celui-ci demande quatre mois supplémentaires pour transformer son intérêt en offre ferme, alors que l’État vient de refuser une nationalisation temporaire.
Le dossier Fibre Excellence connaît un nouveau rebondissement à Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. La Région Occitanie a complété son offre de reprise avec un nouvel investisseur, mais celui-ci demande quatre mois supplémentaires pour finaliser sa proposition.
L’annonce a été faite par Carole Delga dans la nuit du jeudi 3 septembre, peu avant minuit. « La Région Occitanie, à travers son Agence régionale des investissements stratégiques (ARIS), a complété auprès du tribunal de commerce de Toulouse son offre de reprise », a déclaré la présidente socialiste de la collectivité.
Ce nouvel acteur évolue dans le secteur de la pâte à papier et des produits d’hygiène. Après plusieurs jours d’échanges avec les équipes de Carole Delga, il a confirmé par courrier son intérêt pour « le savoir-faire » de l’usine et « la qualité de sa production ».
Quatre mois pour transformer l’intérêt en offre ferme
Cette arrivée ne signifie toutefois pas qu’un repreneur a été trouvé. Le nouvel investisseur n’a pas encore formulé d’offre ferme et demande quatre mois supplémentaires pour finaliser sa proposition.
L’offre déposée le 24 août par l’ARIS repose sur un plan d’investissement de 90 millions d’euros et sur un groupement d’entreprises. Le site de Saint-Gaudens compte 270 salariés.
Carole Delga demande donc à nouveau à l’État une nationalisation temporaire, avec une entrée au capital de Fibre Excellence. Une première demande avait déjà été rejetée par le ministre de l’Industrie Sébastien Martin dans la matinée de jeudi.
Cette demande est également soutenue par la CGT. Le syndicat estime que, compte tenu des délais fixés par le tribunal, « seul l’État est en situation aujourd’hui d’empêcher la liquidation ».
Sur le plan politique, Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a annoncé le dépôt d’une proposition de loi visant à nationaliser l’entreprise. Le député de Haute-Garonne Hadrien Clouet avait lui-même déposé un texte en ce sens le 27 mars, cosigné par une soixantaine de parlementaires.



















