Les salariés de l’enseigne Action manifestent leur mécontentement ce samedi 5 septembre. Le mouvement, national, est parti de Toulouse où plusieurs salariés dénoncent de mauvaises conditions de travail avec des cadences intenables et des pressions de leur hiérarchie. À Launaguet, soutenus par la CGT, les grévistes ont invité les clients à faire demi-tour.
Ce samedi 5 septembre, les salariés de l’enseigne de discount Action ont appelé à la grève dans l’ensemble des magasins du pays, à l’initiative de la CGT Commerce et Services. Un mouvement national dont le point de départ se trouve dans l’agglomération toulousaine, où des salariés ont été les premiers à dénoncer leurs conditions de travail.
À Launaguet, la mobilisation a débuté dès 8 h 30. Des salariés grévistes et des représentantes de la CGT étaient présents aux abords du site. Ils ont notamment ralenti les véhicules de clients pour leur demander leur soutien et les inviter à faire demi-tour, certains renonçant finalement à leurs achats.
Un quotidien sous tension
Depuis plusieurs semaines, les témoignages se multiplient. Cadences jugées intenables, heures travaillées qui ne seraient pas toujours rémunérées, restrictions médicales et aménagements de poste insuffisamment pris en compte : les salariés de l’entreprise Action décrivent un quotidien sous tension. Certains dénoncent également des pressions et des comportements humiliants de la part de leur hiérarchie.
Pour la CGT, les difficultés rencontrées à Toulouse ne constituent pas un cas isolé. « Les mêmes cadences, les mêmes pressions, les mêmes manquements au droit du travail » seraient rapportés dans différents magasins à travers le pays, explique Malika Boucetta, représentante de la CGT. Le syndicat dénonce un mode de gestion qui, selon lui, ferait peser une forte pression sur les salariés alors que l’enseigne poursuit son développement en France.
Face à cette situation, les grévistes réclament notamment « des cadences de travail plus réalistes, le respect des restrictions médicales et des aménagements de poste, ainsi que le paiement de l’ensemble des heures travaillées. Ils demandent également de meilleurs salaires et conditions de travail, mais aussi le respect des droits des travailleurs étrangers et du droit syndical », poursuit Malika Boucetta.
Contactée, l’équipe dirigeante du magasin de Launaguet n’a pas souhaité s’exprimer.













