Une grève nationale des pompiers débute ce mardi 8 septembre 2026, jusqu’au 20 octobre, avec une journée d’action le 29 septembre. En Haute-Garonne, le taux de grévistes avait dépassé 80 % lors du précédent mouvement. Les syndicats dénoncent un manque de moyens et des conditions de travail dégradées, impactant la sécurité civile.
« On arrive à un point de rupture » prévient Damien Galtier, président du syndicat autonome du Service départemental d’incendie et de secours de Haute-Garonne (SDIS 31). Une grève nationale des pompiers débute ce mardi 8 septembre 2026 et court jusqu’au 20 octobre, marquée par une journée d’action le 29 septembre à Paris et sur le territoire. Lors du précédent mouvement, le taux de grévistes dépassait 80 % en Haute-Garonne.
« Des gardes de 24 heures payées 17 heures »
Pour les syndicats de pompiers, le premier problème réside dans le financement de la sécurité civile en France. Selon Damien Galtier, le manque de moyens entraîne « des conséquences matérielles et humaines ». Le représentant pointe « des gardes de 24 heures payées 17 heures ». « On repousse l’âge d’engagement du volontariat jusqu’à 67 ans. C’est bien au-delà de la retraite normale pour être engagé en tant que sapeur-pompier volontaire. Et cet été on a demandé aux employeurs de libérer leurs pompiers volontaires pour partir sur les feux, alors que les professionnels restaient en caserne pour assurer le courant : il faut remettre de l’ordre dans le système. »
Les pompiers veulent des recrutements
À Toulouse depuis le mois de juillet, « les agents portent des gilets pare-lame », tant le nombre d’agressions subies par les secouristes est devenu significatif. « En première ligne, nous sommes devenus le thermomètre de la société » analyse le syndicaliste. Face aux interventions courantes et aux événements exceptionnels liés au dérèglement climatique (incendies, inondations), l’intersyndicale réclame du recrutement parmi les 44 000 professionnels de France. Sans moyens ajustés, les délais d’intervention risquent d’augmenter.
L’organisation des SDIS en France est « bicéphale » : les conseils départementaux assument le budget tandis que l’État dirige les opérations via le préfet. « Certains départements n’arrivent pas à financer correctement les SDIS, et l’État, lui, ne met pas les moyens » assure Damien Galtier. En Haute-Garonne, une hausse de plus de 2,5 % du budget est annoncée cette année.





















