Le procès en appel des attentats de Trèbes et Carcassonne s’ouvre ce lundi 14 septembre à Paris. Il y a huit ans, Radouane Lakdim avait fait quatre morts. Trois de ses proches seront rejugés jusqu’au 9 octobre.
Huit ans après les attentats de Trèbes et Carcassonne, le procès en appel s’ouvre ce lundi 14 septembre devant la cour d’assises spéciale de Paris. Trois des sept personnes condamnées en première instance en 2024 seront rejugées jusqu’au 9 octobre, avec une question centrale : jusqu’où peut aller la responsabilité pénale de l’entourage d’un terroriste ?
En première instance, aucun des sept accusés n’avait été condamné pour complicité des attentats. Cinq étaient en revanche poursuivis pour “association de malfaiteurs terroriste”, une qualification qui n’avait finalement pas été retenue pour la majorité d’entre eux.
Trois accusés à nouveau devant les juges
Marine Péquignot, l’ancienne petite amie de Radouane Lakdim, avait été condamnée à cinq ans de prison, dont deux avec sursis probatoire. Le parquet national antiterroriste avait requis 11 ans de réclusion.
Samir Manaa avait écopé de trois ans de prison. Il avait notamment accompagné Lakdim pour acheter le couteau utilisé lors de l’attaque contre le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. Dix ans de réclusion avaient été requis contre lui.
Baghdad Haddaoui, présenté comme un ami de Lakdim, avait lui aussi été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour non-dénonciation de crime terroriste. Il a fait appel de sa condamnation, contrairement aux deux autres, dont l’appel avait été formé par le parquet national antiterroriste.
« Beaucoup de gens dans cette affaire ont manifesté une grande complaisance à l’égard du terroriste. À défaut de responsabilité pénale, ils ont une responsabilité morale très importante. Je les laisse à leur conscience », avait expliqué le président de la cour, Laurent Raviot, lors du verdict de 2024.
Attentats de Trèbes et Carcassonne : quatre morts le 23 mars 2018
Le 23 mars 2018, Radouane Lakdim avait tué quatre personnes à Carcassonne et au Super U de Trèbes. Il avait abattu Jean Mazières et Christian Medves près d’un parking, puis Hervé Sosna au supermarché, avant de prendre une caissière en otage.
Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame avait pris sa place auprès du terroriste et l’avait payée de sa vie. Le terroriste est mort dans l’assaut du GIGN. Au total, les attaques avaient fait quatre morts, en plus de Radouane Lakdim, et 15 blessés.



















