Le 1ᵉʳ octobre 1986, le Téfécé terrassait le Naples de Maradona au Stadium, en coupe d’Europe, après une séance de tir au but qui voyait le pénalty de Maradona s’écraser sur le poteau. 40 ans après, Philippe Bergeroo, alors gardien du Téf, se souvient.
C’est certainement le plus grand match de l’histoire des Violets pour toute une génération : ce 1ᵉʳ octobre 1986, cette victoire aux tirs au but contre le Naples de Diego Maradona, au stadium, en coupe d’Europe. À l’occasion de TFC-Le Havre en Ligue 1, ce samedi 18 septembre, les Indians Tolosa, principal groupe de supporters, dévoilent un tifo spécial pour fêter le 40ᵉ anniversaire de cette rencontre de légende. Le club également le célébrera avec un film documentaire.
Le gardien de cette soirée mémorable, Philippe Bergeroo, sera notamment honoré. Il était celui dans les cages, face à Diego Maradona, quand l’Argentin a manqué son tir au but et donc qualifié les Violets pour le tour suivant de la coupe UEFA, l’équivalent de la Ligue Europa aujourd’hui. Avec ICI Occitanie, il revient sur ce moment gravé dans sa mémoire à tout jamais.
« Maradona n’avait jamais manqué un pénalty »
Au bout d’un match très tendu et après les prolongations, le Téfécé mène 1-0 contre le Napoli. À l’aller, Toulouse avait perdu 1-0 au Stadio San Paolo. Au score cumulé, il y a donc 1-1. Tout va se jouer aux tirs au but. Après un échec de Stopyra, les Toulousains Marcico, Durand, Marx et Tarantini marquent. Côté italien, Maradona a la charge de remettre les deux équipes à égalité dans la séance. Il se dresse alors face à Bergeroo. Le capitaine a un plan : « Maradona n’avait jamais manqué un pénalty et il prenait toujours les gardiens à contre-pied. Donc j’en avais discuté avec Tarantini. Il m’a dit d’essayer de ne pas bouger et d’attendre le dernier moment. Ce que j’ai fait ».
El Pibe de Oro s’élance, maillot azur sur le dos, son numéro 10 brodé dessus. Le Stadium retient son souffle, et là, l’impensable se produit : « Le ballon tape le poteau et rebondit sur ma cuisse. Avec le bout de la main, je réussis à avoir un réflexe et à la repousser. » C’est extraordinaire, un coup de chance ! » Les plus de 30.000 supporters explosent de joie, « je sors de mon but, je trottine et je vois tous mes collègues qui arrivent sur moi, me sautent dessus, on aurait dit une mêlée du Stade Toulousain ! C’était la folie. »
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« Quand je vais à Toulouse, on me demande des selfies ! »
Envahissement de terrain, la fête s’organise au Capitole. Diego Maradona, tout juste champion du monde avec l’Argentine, se prend la tête dans les mains et se signe en sortant du terrain. À 72 ans, c’est le moment qui marque encore Philippe Bergeroo, « le plus beau souvenir de ma carrière ». « 40 années plus tard, quand je vais à Toulouse, on me demande encore des selfies ! Je suis fier d’avoir porté ce maillot », sourit le gardien retraité. « Aujourd’hui, c’est incroyable que les générations arrivent à se retrouver autour de ce match. »
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