La sécheresse entraîne la baisse du débit de la Garonne, mais aussi son réchauffement et la concentration des polluants. Avec la nécessité pour Eau de Toulouse Métropole d’adapter pendant l’été ses traitements physico-chimiques, notamment la chloration.
Le goût et l’odeur… Nombre d’usagers toulousains ont remarqué, cet été, que l’eau du robinet n’avait pas forcément sa texture habituelle. « Elle est vraiment pas agréable à boire et elle sent le chlore », déplore une habitante du centre-ville. Une plainte fondée ?
« C’est une notion subjective, répond, in petto, Laure Belmudes, la directrice générale de la Setom (Site eau Toulouse métropole), la filiale de Veolia délégataire du service public, qui gère notamment la qualité sanitaire de l’eau pompée dans la Garonne. Le consommateur peut ressentir un léger changement de saveur, mais de là à être imbuvable « …

Pendant la période estivale pourtant, les trois usines de traitement de Portet, Pech-David et du canal de Saint-Martory adaptent les dosages d’ozone et de chlore en fonction des circonstances.
La température change le goût de l’eau
« Quand le débit de la Garonne est au plus bas, notamment cette année avec les épisodes caniculaires et la sécheresse, l’eau a tendance à stagner, elle se réchauffe et les concentrations de pollution et de bactéries augmentent, explique Laure Belmudes. On chlore donc un peu plus pour maintenir la qualité sanitaire au robinet, quand il fait chaud. Le dosage peut passer en proportion du simple au double entre l’hiver et l’été ».
Mais pas de quoi susciter, selon elle, les désagréments signalés par les consommateurs. « Il faut savoir que la température change le goût de l’eau, note la directrice de la Setom. Et quand elle est plus chaude, on ressent un peu plus l’effet de chlore. Il y a une solution, c’est mettre l’eau au frigo pour atténuer la sensation ». Reste que la qualité gustative de l’eau du robinet reste une préoccupation quotidienne d’Eau Toulouse métropole. « Quand nous avons des réclamations sur l’odeur ou le goût, nos équipes enquêtent systématiquement pour identifier l’origine du problème », précise Laure Belmudes. Question de (bonne) réputation…
















