En préconisant le maintien des services publics dans les quartiers sensibles après une nouvelle fusillade mortelle à Toulouse, le président PS du conseil départemental de la Haute-Garonne s’est attiré une série de critiques de la part des élus toulousains qui lui reprochent la fermeture des Maisons de la justice et du droit.
« Face au narcotrafic, il faut être implacable. La République doit reprendre le dessus : traquer les réseaux, saisir leur argent et protéger les habitants. La réponse doit être ferme. Mais elle ne peut pas être seulement sécuritaire : elle doit aussi passer par la présence durable des services publics. » Après l’assassinat d’un jeune homme de 18 ans mardi, dans le quartier de Bellefontaine, à Toulouse, le président socialiste du conseil départemental, Sébastien Vincini, est intervenu sur X pour dénoncer le narcotrafic et la violence qu’il génère.
Encore un mort. Encore une vie fauchée par la violence du narcotrafic à Toulouse. https://t.co/rWIOhjkcx7 pic.twitter.com/w1wxKbTnqs
— Sébastien Vincini (@SebVincini) September 17, 2026
Mais en recommandant la présence des services publics dans les quartiers sensibles, il s’est attiré une salve de répliques de la part d’élus de la mairie. Le maire de quartier, Gaëtan Cognard, a ainsi déploré que la Maison de la justice et du droit de la Reynerie ait ainsi été fermée « à la suite du désengagement du conseil départemental » qui n’a pas renouvelé les contrats du personnel d’accueil. Une « contradiction » soulignée aussi par l’adjoint à la sécurité, Emilion Esnault, et la première adjointe, Marion Lalane-de-Laubadère.
« Risible et ridicule »
Chef de file du PS à Toulouse, François Briançon est venu à la rescousse du Département en jugeant « risible et ridicule » cette attaque. « Narcotrafic, guerre des gangs, meurtres à Toulouse… C’est la faute au conseil départemental de la Haute-Garonne et donc de la gauche ! » dénonce-t-il en demandant : « Manquons-nous à ce point de clairvoyance ? »
Vice-président du Département, Jean-Michel Fabre affirme que sa collectivité intervenait « hors compétence » et qu’ailleurs, « des villes prennent leur part » au fonctionnement des Maisons de justice.
Les trois Maisons de la justice et du droit de la Haute-Garonne (Tournefeuille, Borderouge et Reynerie) sont aujourd’hui fermées.














