Les élections sénatoriales en Haute-Garonne redistribuent les cartes dans le département. Ce dimanche 27 septembre, la gauche a décroché un troisième siège, tandis que la droite n’est parvenue à n’en conserver que deux.
Trois sièges pour la gauche, deux pour la droite : la Haute-Garonne change de configuration au Sénat. Le scrutin des Sénatoriales de ce dimanche 27 septembre a principalement été marqué par l’élection de Marc Péré, maire de L’Union, qui ravit un siège à la droite, avec une liste réunissant La France insoumise et Les Écologistes.
Avec 445 voix, soit 13,38% des suffrages exprimés, Marc Péré s’impose ainsi comme la principale “surprise” de ce renouvellement parlementaire, en faisant basculer les équilibres politiques du département au Sénat : « Notre objectif était de gagner un sénateur supplémentaire à gauche : il est atteint et je m’en félicite », réagit-il.
Menant la liste “Haute-Garonne sociale, écologique et citoyenne”, classée divers gauche, il rejoindra pourtant le groupe écologiste au Sénat, « conformément à l’accord constitutif de notre liste », précise-t-il. Il devra, dans la foulée, remettre son écharpe de premier édile de L’Union, règle du non-cumul des mandats oblige.
Ce troisième siège vient s’ajouter à ceux obtenus par la liste conduite par Thierry Suaud, maire socialiste de Portet-sur-Garonne, qui recueille 827 suffrages. Ayant obtenu 25,56% des voix il est donc élu, tout comme sa colistière Magali Gasto Oustric, des radicaux de gauche. Leur entrée au Palais du Luxembourg implique leur départ, de la mairie de Portet pour le premier et de la présidence de la communauté de communes du Comminges et de son mandat d’adjointe à Saint-Gaudens pour la seconde.
Deux sièges pour la droite
La droite haut-garonnaise, elle, perd un siège et ne conserve donc que deux sénateurs. La liste menée par le parlementaire sortant Pierre Médevielle arrivant en tête avec 1 023 voix, ce dernier garde son mandat, ainsi que sa colistière Brigitte Micouleau, sénatrice LR sortante. Avec 31,61% des voix, le scrutin ne permet cependant pas à Vincent Terrail-Novès, maire Renaissance de Balma et troisième sur la liste, de compléter cette délégation.
Un résultat qui s’explique notamment par la dispersion des voix de la droite et du centre. Plusieurs listes de même sensibilité se sont affrontées, divisant ainsi les scores plutôt que de les cumuler. Les candidatures de Pierre Médevielle, Dominique Faure (318 voix) et Pierre Lattard (134 voix) totalisent ainsi 1 475 suffrages.
Les autres candidatures se sont partagé le reste des suffrages des grands électeurs. Julien Leonardelli, tête de liste du Rassemblement national avec 288 suffrages. Catherine Peyge 112, José Sanchez Perez 47, Béatrice Mazel 26 et Jean-Luc Davezac 16.
À noter que le Rassemblement national progresse par rapport à 2020, avec 288 voix contre 102 lors du précédent scrutin, sans toutefois décrocher de siège.














