Aurélie et son petit garçon ont chuté après avoir été heurtés par une voiture, selon le récit de cette Toulousaine, jeudi 1er octobre vers 8 h 30, chemin Amouroux, quartier de la Roseraie. L’automobiliste aurait poursuivi sa route et franchi un feu rouge. Légèrement blessés, la mère et l’enfant ont été secourus par des passants dont elle souhaite aujourd’hui retrouver les coordonnées.
Elle emmenait son fils de 4 ans à l’école, installé sur un siège enfant à l’arrière de son vélo. Jeudi 1er octobre, vers 8 h 30, le trajet d’Aurélie a brutalement été interrompu chemin Amouroux, à Toulouse, à hauteur du serrurier situé au numéro 2, près du carrefour avec la rue d’Albi, le long de la voie ferrée.
Selon son témoignage, une voiture arrivant derrière elle l’a heurtée sur son côté gauche, la blessant à la cheville gauche, et provoquant leur chute. « Moi, je n’ai rien compris : je me suis retrouvée par terre. » Son fils lui a expliqué ne pas avoir senti de contact avec le véhicule. En revanche, en tombant, il s’est blessé au bras et au doigt.
À cet endroit, explique la mère de famille, aucun aménagement ne permet de circuler à l’écart des voitures. « Il n’y a pas de piste cyclable. On est obligé de rester sur la route. La piste commence plus loin, mais je suis obligée de passer par là pour aller à l’école. J’étais vraiment serrée à droite. »
« J’ai cru qu’il allait s’arrêter »
Au sol avec son enfant, Aurélie assure avoir vu l’automobiliste poursuivre sa route. « Il a appuyé sur le frein, donc au début j’ai cru qu’il allait s’arrêter. » Mais, selon elle, le conducteur a finalement franchi le feu rouge et quitté les lieux sans leur porter assistance.
Des témoins se sont aussitôt précipités vers eux. Deux automobilistes se sont arrêté et ont allumé leurs feux de détresse, tandis que plusieurs piétons sont venus les aider. « Ils se sont concentrés sur nous », raconte Aurélie. Dans la panique, elle n’a pas pensé à demander leurs coordonnées. Certains lui auraient indiqué avoir vu la voiture, sans pouvoir relever son immatriculation.
Des personnes les ont ensuite accompagnés jusqu’à leur domicile, tout proche. Malgré le choc, elle a pu emmener son fils à l’école, cette fois en voiture. « Sa maîtresse devait me prévenir si ses douleurs au bras persistaient ». Aurélie, qui souffrait de la cheville, prévoyait une consultation médicale pour tous les deux dans la soirée, avant de porter plainte. Elle décrit des blessures légères, mais son enfant est « profondément choqué ».
Une berline blanche et un signe vert sur le toit
Aurélie lance aujourd’hui un appel à toutes les personnes présentes dans ce secteur jeudi matin. Elle décrit une voiture blanche, de type berline, portant un petit dispositif vert sur le toit, avec un point lumineux. La plaque d’immatriculation était rose, « ça j’en suis certaine ». Ces éléments restent à confirmer et ne permettent pas d’affirmer qu’il s’agissait d’un taxi ou d’un véhicule professionnel.

« Une caméra embarquée ou des images enregistrées par un commerce ou une habitation pourraient aussi aider à identifier le véhicule ». Aurélie souhaite notamment retrouver les passants qui les ont secourus et ceux qui ont assisté à la scène.
Elle indique s’être rendue au commissariat, où sa plainte n’avait pas encore été enregistrée au moment de notre échange, et avoir également écrit au maire pour alerter sur la sécurité des cyclistes. « Je ne cherche pas à me faire justice moi-même ni à accuser quelqu’un sans preuve. Je cherche simplement à retrouver les personnes qui ont vu ce qui s’est passé et à permettre que les faits puissent être établis. Cette personne pourrait tuer quelqu’un, la prochaine fois. »
















