L’humoriste toulousain Nuno Di Porto affirme avoir été écarté des livraisons pour Boulanger après un différend sur l’accès aux toilettes. Son témoignage, publié sur Instagram, a fait réagir l’enseigne, qui dit examiner la situation.
« Je me retrouve sans travail parce que j’avais envie de faire un gros caca. » La formule prête à sourire, mais Nuno Di Porto, humoriste et comédien installé à Toulouse, assure que l’histoire est bien réelle. Dans une vidéo publiée sur Instagram vendredi 23 octobre, il affirme avoir été écarté de son activité de livreur pour Boulanger après un différend avec un responsable concernant l’accès aux toilettes.
De son vrai nom Nuno Sarmento, le Toulousain travaille depuis le début de l’année pour une entreprise de transport chargée d’effectuer des livraisons pour l’enseigne d’électroménager. Selon son récit, l’arrivée d’un nouveau directeur aurait changé les règles sur son lieu de travail.
Deux toilettes pour une vingtaine de livreurs
Jusqu’alors, les quelque vingt livreurs disposaient de quatre sanitaires. Mais l’accès aux deux toilettes du premier étage leur aurait été interdit. Ne resteraient donc que deux toilettes au rez-de-chaussée, dont une sans éclairage fonctionnel.
Mardi, alors que les sanitaires éclairés étaient occupés, Nuno aurait tenté de se rendre à l’étage. Le directeur lui aurait alors reproché de ne pas respecter les nouvelles consignes.
« Je comprends parfaitement qu’une entreprise impose des règles. Mais encore faut-il que les conditions permettent de les respecter », écrit le livreur sur Instagram.
D’après lui, les conséquences ne se seraient pas fait attendre. Son employeur lui aurait annoncé qu’il lui était désormais interdit de venir travailler pour Boulanger. Une décision qu’il estime injuste, assurant faire partie des livreurs les mieux notés par les clients.
Boulanger dit examiner la situation
L’humoriste a donc décidé de raconter sa mésaventure sur les réseaux sociaux, mêlant indignation et humour scatologique. Dans une seconde publication, il insiste : « Être directeur ne donne pas tous les droits. Le respect doit aller dans les deux sens, quel que soit le poste occupé ! »
Son témoignage a suscité une réaction de Boulanger. Sous sa publication, le compte officiel de l’enseigne indique être entré en contact avec lui pour comprendre les faits.
Sollicité par La Dépêche du Midi, le service de presse confirme avoir pris connaissance de l’affaire et assure la traiter « avec le plus grand sérieux ». « Le bien-être et la dignité de toutes les personnes qui travaillent au sein de notre écosystème sont une priorité », précise l’entreprise, qui dit avoir ouvert un dialogue avec l’intéressé et mené des échanges internes.
Boulanger ne confirme toutefois ni les restrictions d’accès aux sanitaires ni les circonstances de la mise à l’écart dénoncée par le livreur. Reste donc à savoir si Nuno pourra reprendre ses livraisons pour l’enseigne.














