Après trois fusillades le weekend dernier quartier Empalot à Toulouse, les questions de la sécurité et du narcotrafic seront au cœur du conseil municipal de rentrée ce vendredi à Toulouse. En tout cas, l’opposition a choisi son angle d’attaque. Et la majorité municipale est prête à répondre.
Il s’annonçait plutôt calme. Mais à l’image de l’actualité nationale, la rentrée politique pourrait être finalement plus tendue qu’attendue ce vendredi à Toulouse pour ce premier conseil municipal à partir de 9h30 salle du conseil. Après une bonne pause estivale, l’opposition s’apprête à monter au créneau notamment sur la sécurité. En cause notamment, ces trois nouvelles fusillades le weekend dernier quartier Empalot. Situation de plus en plus difficile à maitriser, reconnait Jonnhy Dunal, membre de la majorité municipal et maire du quartier Empalot. « Les dealers n’ont plus peur de rien. Aujourd’hui, on est face à une espèce de délinquance qui n’a pas de limite et qui se permet tout. Je demande de plus d’effectifs. Je sais que nous, à la ville de Toulouse, on essaie de faire au maximum, on installe des caméras partout. On a développé la police municipale 24 h sur 24. Avant, elle n’était pas compétente la nuit, maintenant elle l’est. C’est un travail d’ensemble et il faut vraiment se mettre tous autour de la table et travailler et œuvrer dans ce sens là. »
Envisager un volet prévention
Selon le procureur de la République de Toulouse David Charmatz, invité d’ICI Occitanie le mois dernier, il y a désormais plus de règlements de compte à Toulouse qu’à Marseille. On dénombrait cinq morts depuis le début de l’année à Toulouse sur fond de trafic de drogue en date du 24 septembre 2026. Lors du conseil municipal ce vendredi matin, l’opposition va mettre au vote un vœux pour lutter différemment contre le narcotrafic face aux chiffres qui explosent. Maxime Le Texier est conseiller municipal d’opposition écologiste du groupe Vivre mieux qui regroupe principalement les élus socialiste, écologistes et communistes. « Jean-Luc Moudenc a transformé la police municipale en auxiliaire de la police nationale. Mais pas du tout dans une police de proximité qui crée du lien avec les habitants, qui permette de comprendre les problèmes sociaux, de s’occuper des jeunes. On devient maintenant la ville où il y a le plus de fusillades en France, devant Marseille. Donc en fait, aujourd’hui, on a un volet 100 % répressif qui ne fonctionne pas. Donc il est temps aussi d’envisager un volet prévention. »
La mairie espère des moyens
Emilion Esnault est adjoint au maire de Toulouse en charge de la sécurité. Il répond que la mairie est à pied d’œuvre sur le terrain mais reconnait que cela doit s’accompagner de plus de moyens. « On a mis des équipes de policiers municipaux en permanence en ce moment à Empalot. On avait déjà prévu de le faire, mais on remplace des caméras pour y voir encore mieux, améliorer la couverture vidéo et aider les enquêteurs en police nationale. Mais le vrai sujet, c’est que derrière ces questions de criminalité organisée, c’est la question des moyens, de la justice et des enquêteurs pour essayer d’élucider cela, de retrouver les auteurs et de les traduire devant la justice. C’est la seule solution face à ce type de délinquance là. » Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a demandé des moyens supplémentaires au ministre de l’Intérieur, soit quarante fonctionnaires de plus. On ne connait pour le moment ni date ni nombre de policiers. Jean-Luc Moudenc espère la venue prochaine du ministre à Toulouse.
Autre mesure portée par les Ecologistes du groupe Vivre Mieux ce vendredi en conseil municipal, ils proposeront un deuxième vœux pour demander le lancement d’une campagne de recensement des logements considérés comme des bouilloires thermiques à Toulouse pour tenter de mieux faire face au réchauffement climatique.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555














