Décédé à l’âge de 43 ans ce vendredi 29 mai après-midi des suites d’un malaise à Toulouse où il devait participer dans la soirée à une rencontre caritative intitulée « Le match des légendes », avec d’autres anciennes gloires du ballon rond, au Palais des sports, Bryan Bergougnoux était bien connu des Toulousains. Pour avoir évolué au Téfécé quatre saisons durant, entre 2005 et 2009, et régalé le public du Stadium de ses prouesses techniques ainsi que de sa bonhomie. Y connaissant trois entraîneurs dont Alain Casanova, le dernier, qui a bien voulu s’exprimer après « la terrible nouvelle ».
Fort de 10 buts et 11 passes en 127 matchs, le natif et formé à Lyon avait notamment été de l’illustre victoire face aux Girondins de Bordeaux, au printemps 2007, offrant au Toulouse FC un historique strapontin en Ligue des champions. Avec Élie Baup aux manettes. Avant, sous la tunique violette, Bergougnoux avait été dirigé par Érik Mombaerts ; après, par Alain Casanova – que nous venons de joindre au téléphone.

Alain, on vient d’apprendre le décès brutal de Bryan Bergougnoux…
Oui, moi aussi ; et ça m’a dévasté parce que c’est quelqu’un que j’appréciais énormément. Je l’ai eu au téléphone il y a une semaine encore… Il m’appelait régulièrement pour me demander comment cela allait. Il était, à ce niveau-là, c’est-à-dire humainement, extraordinaire – n’ayons pas peur des mots. Mais on parlait souvent de tout. Et de foot, naturellement : je me rappelle que quand il s’est lancé dans la carrière d’entraîneur, il était preneur de conseils. Et…
Oui…
Je l’avais recroisé également lorsque j’entraînais Lausanne (février-juin 2022) ; lui débutait à Thonon(-Évian Grand Genève, Régional 2 puis R1) et était venu faire un match amical en Suisse – nous n’étions pas loin, finalement. Comme joueur, très collectif, très altruiste, c’était déjà un super mec. Dans la vie comme sur le terrain, il s’agit de quelqu’un qui pensait beaucoup aux autres je vous disais. Très généreux. Porté sur la cohésion de groupe, les bonnes relations.
Et un boute-en-train, non ?
Clairement. C’était un des ambianceurs de mon vestiaire. Je pense que tous les joueurs qu’il a côtoyés, seront unanimes sur la personne et le sportif. Je suis très peiné pour son épouse, que je connaissais un petit peu, et ses enfants, parce qu’ils ont traversé des moments qui n’ont pas été toujours faciles pour eux, pour certaines raisons (Bergougnoux avait notamment eu un cancer de la parotide il y a quelques années).
Vous l’avez eu sous votre coupe une saison, en 2008-2009, sa dernière en bord de Garonne. Quel footballeur était-il ?
Très technique, il excellait dans les petits périmètres. Il puait, transpirait le jeu comme on dit dans le jargon. Je le faisais jouer sur un côté (gauche, NDLR). À l’espagnole, car il était capable de rentrer pour libérer son flanc justement. Il aimait toucher le ballon mais dans un but d’échanger les passes avec les partenaires proches de lui. Après, il avait une qualité qui était forte : il était très adroit devant le but. D’une grande adresse, vraiment. Il avait éclaté à Lyon, jeune, où il s’était mis en évidence sur deux-trois matchs. Les supporters lui ont prédit de suite plein de choses ; j’estime qu’il en fait une belle carrière.













