Les douaniers des Antilles ont intercepté au printemps 2025 un colis qui contenait près de 900 g de cannabis. Puis un deuxième un an plus tard, en février. L’expéditeur, qui vit à Toulouse, a été arrêté et placé en garde à vue par la police. Il a d’abord juré ignorer ce que contenaient les colis. Il n’a pas vraiment convaincu. La suite se jouera devant le tribunal.
Presque 900 grammes en mars 2025, et un kilo en février. Cette résine de cannabis arrivée de métropole n’a pas échappé aux douaniers d’outre-mer. Ils ont intercepté un colis en Martinique, puis un deuxième. À chaque fois, l’expéditeur était le même. Les enquêteurs du service local de police judiciaire de la Rive droite ont été chargés de remonter la piste de cet homme, qui vit au nord de Toulouse.
Les enquêteurs des Stups, appuyés par leurs collègues de la brigade anticriminalité, sont allés lui rendre visite pour lui poser quelques questions. Placé en garde à vue mercredi, ce suspect âgé de 29 ans a d’abord expliqué « rendre service ». Un rôle de postier discret qui serait rémunéré par quelques billets. Seulement, les policiers avaient déjà remarqué que ses passages à La Poste étaient très réguliers. Et que ses achats de cannabis l’étaient tout autant.
Un suspect peu coopérant
Consommation personnelle ? Le mis en cause a bien tenté cette version facile sans convaincre. Et son peu d’empressement à communiquer le nom de l’individu pour qui il se chargeait d’expédier les colis a laissé les policiers dans le doute. Comme sa réticence à dévoiler le contenu de son téléphone.
Le parquet non plus n’a pas été convaincu par les explications de cet homme né aux Antilles. Présenté au parquet ce jeudi matin, il devrait être rapidement jugé devant le tribunal correctionnel de Toulouse dans le cadre des comparutions immédiates.











