EXCLUSIF. Lors d’un contrôle routier ciblé mené par les douaniers sur l’autoroute A20, à hauteur de l’aire de Bois-de-Dourre, à Montalzat (Tarn-et-Garonne), deux hommes transportant près de 1,5 kilo de stupéfiants dans leur voiture ont été interceptés le vendredi 10 juillet 2026. Originaires du Lot et des Yvelines, les deux compères revenaient d’un quartier de Toulouse avec une cargaison de résine de cannabis et de cocaïne destinée au bassin cadurcien. Placés en détention provisoire par le parquet de Montauban, ils attendent désormais leur jugement en comparution immédiate ce vendredi 17 juillet 2026.
La souricière s’est refermée sans bruit, au milieu des vacanciers, sur le bitume brûlant de l’autoroute A20. Ce vendredi 10 juillet 2026, les douaniers attendaient patiemment leur cible sur l’aire de Bois-de-Dourre, située à la lisière du Tarn-et-Garonne et du Lot, sur la commune de Montalzat.
Forts d’un renseignement précis, les agents ont intercepté une berline allemande qui remontait en direction du nord avec deux passagers à son bord. L’intuition des fonctionnaires s’est rapidement confirmée lors de la fouille minutieuse de l’habitacle, mettant au jour une cargaison de stupéfiants soigneusement conditionnée.
La drogue estampillée « Tropicana Cherry »
À l’intérieur de la voiture, les agents ont mis la main sur 1,465 kg de résine de cannabis ainsi que 105 grammes de cocaïne. Parmi les saisies figurait notamment un bloc de drogue enveloppé d’un emballage argenté holographique et flanqué d’une étiquette rouge clinquante marquée « Tropicana Cherry », illustrant le marketing de plus en plus sophistiqué des réseaux d’approvisionnement. Face à cette découverte flagrante, le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage, a confirmé que la perquisition menée dans la foulée au domicile de l’un des occupants n’avait toutefois pas permis de découvrir d’autres substances illicites.
De simples passeurs trahis par leur téléphone
À l’issue de leur retenue douanière, William, un jeune homme de 25 ans originaire de Trappes, dans les Yvelines, et Nelson, âgé de 26 ans et originaire de Cahors, ont été remis aux gendarmes du peloton motorisé (PMo) de Montauban pour être placés en garde à vue. Durant leurs auditions, les deux mis en cause ont tenté de minimiser leur rôle, affirmant qu’ils n’étaient que de simples transporteurs réalisant un acheminement pour le compte d’un tiers commanditaire. Selon leur version, ils s’étaient contentés de récupérer la marchandise dans un quartier sensible de Toulouse pour la ramener vers Cahors (Lot).
Cette ligne de défense n’a cependant pas résisté aux premières investigations techniques. L’analyse des téléphones portables a rapidement contredit leurs dénégations. Sur l’appareil de l’un des suspects, les enquêteurs ont en effet découvert de nombreuses traces de transactions financières récentes. Nelson est d’ailleurs poursuivi en état de récidive légale pour l’acquisition, le transport et la détention de ces produits, mais également pour des faits d’offre et de cession de stupéfiants commis à Cahors et à Prayssac depuis janvier 2023.
L’attente du jugement derrière les barreaux
Présentés devant un magistrat à l’issue de leur garde à vue, les deux comparses ont vu leur dossier prendre une tournure nettement plus sévère. Le parquet de Montauban, sceptique face à leurs explications de simples exécutants, a requis leur placement sous mandat de dépôt. William et Nelson ont ainsi été écroués le lundi 13 juillet et dorment actuellement en prison dans l’attente de leur procès en comparution immédiate. Ils seront jugés ce vendredi 17 juillet 2026 à 14 heures devant le tribunal judiciaire de Montauban pour répondre de ce trafic entre la Haute-Garonne et le Lot.















