Servir un café à travers une fenêtre, c’est le concept original imaginé par Martha, jeune entrepreneuse toulousaine. Après avoir sillonné la ville avec son food-truck de café, elle vient d’ouvrir La Fenêtre, un coffee shop pas comme les autres dans le quartier Saint-Cyprien, où les produits locaux, le fait maison et les prix accessibles sont les maîtres mots.
Depuis le mois de juin, un nouveau coffee shop a discrètement ouvert ses portes dans une petite rue du quartier Saint-Cyprien, à Toulouse. Son nom : La Fenêtre. Fidèle à son concept, le café sert ses boissons… directement à une fenêtre. Pensé comme un « drive piéton », l’établissement permet de commander et de repartir avec son café en quelques minutes. Derrière ce projet, Martha, une jeune entrepreneuse qui mise sur des produits locaux, faits maison et accessibles.
Une roulotte avant une fenêtre
Si La Fenêtre n’a ouvert que le 12 juin dernier, Martha est loin d’être une inconnue des Toulousains. « Depuis un peu plus d’un an, j’ai mon activité de food truck, La Roulotte. Je me déplace dans les entreprises, j’interviens lors des lendemains de mariage et sur les marchés. Mais j’avais envie d’avoir une vitrine, un point de vente fixe où les gens pourraient me retrouver à Toulouse », raconte-t-elle.
L’idée de La Fenêtre s’est alors imposée progressivement. « J’adore bouger, je ne me voyais pas dans un salariat classique. Quand je suis tombée sur l’annonce de La Fabrica, je n’ai pas hésité. » Le concept est original : Martha occupe une partie du commerce La Fabrica et sert ses boissons depuis la fenêtre donnant sur la rue de l’Ouest. Elle a entièrement personnalisé les lieux avec un crépi bleu roi, une toile rayée orange et blanche et quelques aménagements pour rendre l’endroit plus accueillant, dont un pare-vent devant les urinoirs. « Je devrais même bientôt avoir une terrasse », se réjouit-elle.
Des produits locaux et entièrement faits maison
À La Fenêtre, la carte est volontairement courte. Ici, pas de recettes à rallonge ni de préparations industrielles : tout ou presque est fait maison. « Mon café vient de torréfacteurs 100 % toulousains : soit Café Cerise, soit Di Costanzo. Pour les pâtisseries, les biscuits et les cakes, je prépare tout moi-même. C’est pareil pour les boissons : le sirop de vanille est fait maison, il n’y a pas de poudres instantanées ou de préparations toutes faites. »
Ce choix du local et de l’artisanal se retrouve dans une carte simple, pensée pour séduire les habitués comme les curieux. « Je voulais que chacun puisse retrouver son petit café de quartier. Je reste sur des classiques, mais je propose aussi des boissons éphémères au fil des saisons. Cette semaine, par exemple, c’est un thé noir aux fruits rouges avec un coulis de fruits rouges », termine Martha.











