Depuis près d’un an et demi, Mireille et Denis vivent un véritable bras de fer avec l’entreprise chargée de l’entretien de leur climatisation réversible. Après une succession de pannes, d’interventions et de réparations, le couple refuse aujourd’hui de régler une facture de 1 300 euros, estimant que les dysfonctionnements sont liés à des erreurs de prise en charge. De son côté, l’entreprise défend son intervention et assure que les pièces remplacées sont bien à la charge de ses clients.
Depuis février 2025, Mireille et Denis vivent au rythme des dysfonctionnements de leur climatisation réversible. Pannes à répétition, interventions techniques, réparations successives et incompréhensions : ce couple, installé au sud-est de Toulouse, est en conflit avec l’entreprise chargée de l’entretien de son installation depuis près d’un an et demi. Aujourd’hui, la société leur réclame près de 1 300 euros pour le remplacement de plusieurs pièces, une somme qu’ils refusent de régler.
Des pannes à répétition et de nombreux allers-retours
Pour Mireille et Denis, les difficultés commencent en février 2025, lorsque leur système de climatisation réversible tombe en panne. L’entreprise ASO, avec laquelle ils ont souscrit un contrat d’entretien, intervient rapidement. « Ils sont venus dès le 6 mars. Ils nous ont expliqué qu’une carte de contrôle était défectueuse et l’ont remplacée le 20 mars », raconte Denis. Une intervention facturée plus de 1 600 euros, que le couple règle sans discuter. Mais deux semaines plus tard, la climatisation tombe à nouveau en panne.
« C’est là que les vrais problèmes ont commencé. La climatisation ne produisait plus que du froid, elle s’allumait toute seule… », décrit le couple. Les mois suivants, les dysfonctionnements se multiplient, tout comme les interventions des techniciens. « En octobre 2025, il y a eu une nouvelle panne. Et là, l’entreprise ne nous a plus répondu ni aidés jusqu’en décembre. Nous n’avions plus de chauffage, seulement un petit d’appoint. Nous sommes partis quatre jours pour Noël et, à notre retour, il faisait 11 °C dans la maison », déplore le couple.
« On s’est sentis complètement abandonnés »
Problème de réseau électrique selon ASO, défaut sur l’unité extérieure, remplacement de nouvelles cartes électroniques, intervention de techniciens du fabricant… Les hypothèses et les réparations se succèdent jusqu’en juin 2026. « In fine, c’est nous qui avons trouvé l’origine du problème : une carte qui n’avait tout simplement jamais été remplacée. Depuis, nous n’avons plus eu de panne, mais on vit désormais dans l’attente de la prochaine », explique Denis.
Aujourd’hui, le couple refuse de régler les 1 300 euros réclamés par l’entreprise. « Ce n’est pas normal qu’on nous demande encore de payer alors qu’ils ne se remettent jamais en question. À force, on finit par se demander si tout cela ne sert pas simplement à nous faire payer toujours plus. Pendant seize mois, on s’est sentis complètement abandonnés », estime Mireille.
« On s’est battus pour ce dossier », répond l’entreprise
Contactée, l’entreprise ASO assure avoir suivi le dossier depuis le début. « Oui, il y a eu des problèmes. Ce sont des choses qui arrivent. L’appareil a douze ans, il est donc normal que certaines pièces deviennent défectueuses. Nous avons remplacé plusieurs composants et fait intervenir des techniciens du fabricant à nos frais », affirme la société.
Concernant l’absence de réponse entre octobre et décembre 2025, l’entreprise reconnaît un temps mort mais l’explique. « Nous étions en discussion avec le fournisseur afin d’obtenir une prise en charge. On s’est battus sur ce dossier et nous sommes intervenus plusieurs fois gratuitement. Aujourd’hui, la facture que la famille refuse de payer correspond uniquement aux pièces que nous avons remplacées et qui restent à leur charge. »
Si ASO reconnaît quelques difficultés dans le suivi du dossier, l’entreprise estime néanmoins que cette facture est justifiée et demande au couple de la régler. De leur côté, Mireille et Denis assurent ne pas souhaiter engager de procédure judiciaire. Ils ont toutefois sollicité plusieurs associations de consommateurs, dont UFC-Que Choisir, afin de tenter de trouver une issue à ce litige.











