La Ville de Nîmes ouvre une enquête sur le harcèlement de rue jusqu’au 27 septembre 2026. Les témoignages recueillis doivent permettre de mieux identifier les situations rencontrées dans l’espace public et de préparer de nouvelles actions.
La Ville de Nîmes lance une enquête en ligne pour mieux comprendre les situations de harcèlement de rue. Jusqu’au 27 septembre, les habitants peuvent témoigner afin d’identifier les lieux, les moments et les comportements rencontrés.
Le questionnaire doit permettre à la mairie de mieux connaître la réalité du phénomène à Nîmes et de préparer de futures actions de prévention ciblées. Les réponses sont anonymes et nécessitent moins de cinq minutes.
Cette initiative intervient alors que l’application UMAY, spécialisée dans les alertes liées à la sécurité dans l’espace public, indique une hausse de 30% des signalements de harcèlement de rue au niveau national pendant l’été.
Un questionnaire pour établir un diagnostic local
L’enquête porte notamment sur les expériences vécues au cours de l’année écoulée. Voici quelques exemples de questions :
- Quel(s) type(s) de comportement avez-vous subi ?
- Dans quels types de lieux ces faits se sont-ils produits ?
- À quel moment de la journée ?
- Ces expériences ont-elles modifié vos habitudes ?
Les personnes qui le souhaitent pourront aussi participer à des ateliers de réflexion sur la création d’un dispositif de raccompagnement en soirée pour les Nîmoises et les habitantes de la métropole.
Harcèlement de rue : un phénomène défini par la loi
Le harcèlement de rue correspond à des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste imposés à une personne dans l’espace public. Il peut s’agir de remarques, de sifflements, de regards insistants, d’insultes, de gestes obscènes ou encore de suivis.
Depuis 2018, ces faits peuvent être sanctionnés au titre de l’outrage sexiste et sexuel. La loi définit cette infraction comme le fait d’imposer un comportement portant atteinte à la dignité d’une personne ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante.
Au niveau national, près de 3 400 infractions pour outrage sexiste et sexuel ont été enregistrées par la police et la gendarmerie en 2023. Parmi les victimes enregistrées par la police nationale, 88% étaient des femmes, majoritairement âgées de moins de 30 ans.















