Épicerie de bons produits, cave de vins naturels et désormais table gourmande, le Bouche-à-Louche entame un nouveau chapitre dans le quartier de L’Ormeau, à Toulouse. Aux fourneaux, Fabien Mayer compose des assiettes généreuses à partir des produits de l’épicerie, tandis que Romain Lecouvette reprend les rênes de cette adresse bien connue des amateurs de bonne chère.
Le pérenne Bouche-à-Louche, tranquillement installé dans son retranchement sans parking place de l’Ormeau, poursuivait son petit bonhomme de chemin sans histoires. Mais Thomas, le proprio, avait des envies d’ailleurs et a donc monté son petit frère à Saint-Antonin-Nobleval.
N’étant pas encore un super-héros doué du pouvoir de se dédoubler, il a lâché le volant de l’engin à Romain Lecouvette, qui s’est adjoint les spatules de Fabien Mayer en cuisine. Rien ne va plus mais tout va bien ! Pour les connaisseurs du mundo vino/gastro toulousain, nous n’avons pas affaire à deux inconnus du milieu.
Romain, plus connu sous le sobriquet de Romano, a fait ses armes dans le vin et s’est baladé dans quelques adresses qui comptent de la Ville rose, dernièrement chez Poison, à Bonnefoy. Fabien, lui, avait monté La Binocle, restaurant qui avait fait les belles heures du quartier Saint-Georges, avant de tenir la salle de l’Octave dès son ouverture. Il officie désormais derrière les fourneaux place de l’Ormeau.
À boire et à manger, sur place ou à emporter
Comme toute bonne épicerie qui se respecte, on trouve de tout au Bouche-à-Louche, à boire, à manger, des fruits et légumes, du fromage et de la viande, le tout remarquablement sourcé pour ne proposer que du bon ! Les conserves marines de La Compagnie Bretonne côtoient les cochonneries d’Alain Grèzes, les délicieuses sauces pimentées de Chris ex-Arsouille (l’un des pionniers nationaux du bon boire et du bon manger à Rennes) ont le droit à leur étagère bien méritée, juste à côté du vif étal de vins naturels. On reste dans le local du côté des bières et des softs style Kombucha ou du plus « healthy » mais chocolaté granola, qui n’a pas tenu deux matins…
Fabien en chef de cuisine, ça donne quoi ? On l’avait connu patron mais plutôt sommelier et serveur, employé, mais plutôt sommelier et serveur, on le retrouve cette fois aux fourneaux, qu’il avait côtoyés de près. Le rôle a l’air de lui plaire et lui va à ravir. C’est le sourire aux lèvres qu’on le regarde dresser ses assiettes, faites uniquement à base de produits de l’épicerie.
« La terrine du docteur, la terrine qui vous soigne », une saucisse de poulet bio, poivron, courgette et polenta de maïs grand roux pour finir sur un kulfi aux épices (glace indienne), voilà ce qu’on peut manger pour 16 € ! Pas de quoi se priver de prendre quelques produits en sus… Longue vie au Bouche-à-Louche !














