Rodez en tête des villes moyennes où il fait le mieux vivre en 2026, selon le palmarès national. L’Occitanie se distingue avec Montpellier, Nîmes et Toulouse bien classées dans le Top 100, illustrant la diversité et l’attractivité des communes de la région.
Chaque début d’année, le classement de l’association “Villes et villages où il fait bon vivre” offre un éclairage sur le quotidien des communes françaises. Pour l’édition 2026, ce sont 34 727 communes qui ont été passées au crible à partir de données publiques. L’Occitanie, avec sa diversité territoriale, illustre bien les contrastes entre grandes villes dynamiques, villes moyennes et zones rurales.
Le classement, publié ce 1er février dans le “Journal du dimanche”, repose sur 197 indicateurs répartis en onze grandes thématiques : qualité de vie, sécurité, santé, transports, éducation, environnement, commerces et services, fiscalité locale, solidarité, sports et loisirs, et attractivité immobilière. Les critères sont issus de données officielles et ajustés selon les priorités exprimées par les habitants via des enquêtes d’OpinionWay.
Rodez, tête d’affiche des villes moyennes où il fait le mieux vivre
En Occitanie, Rodez se distingue nettement. La préfecture de l’Aveyron occupe la 5e place du classement national et se place ainsi en tête des villes moyennes où il fait bon vivre pour la deuxième année consécutive. Une réussite que souligne le maire Christian Teyssèdre : « Ce classement vient récompenser la qualité de vie ruthénoise. Notre ville est dynamique. Elle répond aux attentes des jeunes, des familles, des actifs et des retraités. La construction d’équipements structurants et l’embellissement de Rodez sont au cœur de la réussite de notre ville, plus que jamais lieu de rencontre, de partage et de convivialité », indique-t-il.
Cette position reflète l’attractivité de villes de taille intermédiaire capables de concilier services, équipements et cadre de vie agréable. Elle montre également que les communes plus petites ne sont pas forcément reléguées au second plan face aux grandes métropoles.
Les grandes villes régionales au rendez-vous
Si Rodez brille parmi les villes moyennes, les métropoles régionales confirment leur poids dans le classement. Montpellier se classe 37e au niveau national, Nîmes suit à la 55e place et Toulouse figure à la 65e. Ces positions démontrent que même les villes plus peuplées, avec leurs enjeux liés à la densité et à l’urbanisation, restent attractives pour leurs habitants. D’autres communes comme Sète (87e), Castres (90e), Tarbes (101e), Carcassonne (106e), Perpignan (109e) ou Montauban (111e) viennent compléter le top régional, illustrant la diversité des modèles urbains en Occitanie.
Des disparités départementales
À l’échelle des départements, les résultats mettent en lumière des situations contrastées. Dans l’Aveyron, Rodez domine, mais des communes comme Onet-le-Château, Millau ou Villefranche-de-Rouergue se positionnent également bien, confirmant la capacité de villes moyennes à structurer leur territoire.
Dans l’Hérault, Montpellier est accompagnée de Sète et Castelnau-le-Lez, tandis que le Gard conserve Nîmes dans le haut du classement. En Haute-Garonne, Toulouse précède plusieurs communes de sa première couronne, comme Blagnac, Colomiers ou Balma, qui bénéficient de la proximité de la métropole.
Les Hautes-Pyrénées affichent un classement plus centré sur Tarbes, suivie de Lourdes et de quelques communes de son agglomération. Dans des départements plus ruraux tels que le Gers, le Lot ou la Lozère, les écarts se creusent davantage, mais Auch, Cahors et Mende continuent d’assurer un rôle central, notamment en termes de services, de commerces et d’infrastructures.
Plus qu’un simple classement : un reflet des dynamiques locales
Au-delà des positions, le palmarès 2026 offre une lecture des dynamiques régionales. Il met en évidence les communes capables de concilier qualité de vie, services accessibles et environnement préservé, dans un contexte où les attentes des habitants évoluent rapidement.
Entre littoral méditerranéen, zones de montagne, métropoles dynamiques et villages ruraux, l’Occitanie illustre une région aux multiples visages. Le classement confirme que l’attractivité ne dépend pas seulement de la taille ou de la densité urbaine : elle résulte aussi de l’organisation des services, de la sécurité, de la gestion des espaces publics et de l’attention portée à l’amélioration du cadre de vie.
Des thèmes qui figurent au cœur des campagnes municipales. Pour Thierry Saussez, président de l’association Villes et Villages où il fait bon vivre, « Notre palmarès constitue un véritable outil de valorisation pour les communes et un levier puissant pour promouvoir leur dynamisme, notamment à l’approche des élections municipales. Ces prochaines élections se joueront sur les grandes priorités qui dominent le classement du palmarès : la qualité de vie, la sécurité et la santé. Être bien classé représente une opportunité forte pour mettre en valeur les efforts engagés par les élus pour répondre aux attentes des citoyens. »






















