La baignade, le nautisme et l’abreuvement des animaux sont interdits dans le Lez dès ce vendredi 31 juillet 2026. Des concentrations élevées de cyanobactéries ont été détectées dans l’eau.
Des concentrations élevées de cyanobactéries ont été détectées dans l’eau du Lez à Montpellier. En conséquence, un arrêté municipal interdit plusieurs usages du cours d’eau dès ce vendredi 31 juillet, jusqu’à nouvel ordre.
« La baignade, la pratique des activités nautiques, la consommation de poisson pêché, l’abreuvement des animaux et l’irrigation des cultures maraîchères avec les eaux du Lez sont strictement interdits sur l’ensemble du territoire de la commune de Montpellier », indique la municipalité dans un communiqué.
Pourquoi ces cyanobactéries se développent-elles ?
Les cyanobactéries sont naturellement présentes dans les milieux aquatiques. En été, la chaleur, le fort ensoleillement, le faible courant et la présence de nutriments favorisent leur prolifération.
Ces conditions entraînent la formation de “fleurs d’eau”, des amas verts ou bleu-vert qui flottent à la surface ou s’accumulent sur les berges. C’est dans ces concentrations que le risque est le plus important.
Une alerte a été émise par le service GEMAPI de la Métropole de Montpellier sur la base des résultats d’analyses de biocapteurs. Ces micro-organismes sont « susceptibles de présenter un risque pour la santé des personnes exposées », indique la collectivité.
Quels sont les risques pour la santé ?
Certaines cyanobactéries produisent des toxines dangereuses pour les humains et les animaux. Un contact avec l’eau peut provoquer des irritations de la peau, tandis que l’ingestion peut entraîner des maux de ventre, des nausées, des vomissements ou des diarrhées. L’inhalation peut aussi irriter les voies respiratoires.
Les animaux, notamment les chiens, sont particulièrement exposés et peuvent subir de graves intoxications. Il ne faut pas les laisser entrer en contact avec l’eau. Il convient de les rincer en cas d’exposition accidentelle.
Informations pratiques : d’autres explications sur le site de l’ARS Occitanie.

















