La rentrée approche et la carte scolaire évolue encore à Toulouse. La mairie annonce huit ouvertures de classes supplémentaires après de nouvelles négociations avec l’Éducation nationale.
La mairie de Toulouse a annoncé vendredi 28 août avoir obtenu huit ouvertures de classes supplémentaires pour la rentrée 2026-2027, après de nouvelles négociations avec l’Éducation nationale. Ce sont les ultimes rebondissements de la carte scolaire, alors que la rentrée des enseignants se déroule ce lundi 31 août et celle des élèves est prévue mardi.
Cette décision intervient plus de quatre mois après l’adoption de la carte scolaire en Haute-Garonne par le Conseil départemental de l’Éducation nationale. Le 17 avril, celui-ci avait validé 193 fermetures de classes et 82 ouvertures dans le département, sur fond de baisse démographique. La municipalité toulousaine s’était alors abstenue.
Vendredi 28 août, un comité social d’administration était organisé. Les syndicats et le rectorat se sont réunis pour examiner les dernières ouvertures et fermetures de classes dans le premier degré, à Toulouse et en Haute-Garonne, avant la rentrée du mardi 1ᵉʳ septembre.
« Ce résultat confirme le bien-fondé, pour les écoliers toulousains, de notre méthode constante, celle d’un travail exigeant mais constructif auprès de l’Éducation nationale, bien éloigné des positions dogmatiques et des postures stériles de certains », déclare le maire de la Ville rose Jean-Luc Moudenc.
Il ajoute : « Nous savons, néanmoins, que la situation reste critique dans de nombreuses écoles : classes aux effectifs trop chargés, manque de remplaçants et d’AESH pour l’accompagnants d’élèves en situation de handicap. »
31 586 élèves attendus à Toulouse
La municipalité avait évoqué, lors d’une conférence de presse le 27 août, 11 ouvertures et 47 fermetures de classes. Les huit ouvertures supplémentaires interviennent alors que 31 586 élèves sont attendus dans les 213 écoles maternelles et primaires de Toulouse pour cette rentrée. Le nombre est en baisse de 0,5% sur un an.
Jean-Luc Moudenc appelle toutefois à relativiser ce recul. « La baisse nationale est de 1,9%. Nous sommes donc sur un rythme quasiment quatre fois moins élevé que l’évolution nationale », souligne le maire.
L’élu estime surtout que la moyenne toulousaine masque des situations différentes selon les quartiers. Dans certains secteurs, « la baisse est là », tandis que dans d’autres, « les besoins scolaires sont en flèche » avec l’arrivée de nouveaux habitants.



















