Cinq listes ont été enregistrées à la préfecture du Gard pour les élections sénatoriales du dimanche 27 septembre 2026. Les grands électeurs devront attribuer trois sièges dans un contexte marqué par la division de la gauche et les ambitions du RN face aux sortants.
Cinq listes ont été déposées dans le Gard pour les élections sénatoriales du dimanche 27 septembre 2026. La bataille s’annonce particulièrement disputée pour les trois sièges à pourvoir.
Le sénateur sortant Denis Bouad mène la liste “Le Gard en commun” (UG), avec notamment Cathy Chaulet et Fabrice Verdier. À droite et au centre, l’autre sortant, Laurent Burgoa, repart sous la bannière “Pour le Gard, tout le Gard !” (UD).
Trois autres listes sont en lice. La liste “Faisons entrer le programme du Nouveau Front populaire au Sénat” (LFI) est menée par Jean-Baptiste Thibaud. Carole Bergeri mène “Du terrain au Sénat” (DVG). Enfin, la liste “Au service des communes pour défendre le Gard” (RN) est conduite par Sylvie Josserand pour le Rassemblement national.
Elections sénatoriales : une campagne lancée depuis plusieurs mois
La constitution des listes a donné lieu à plusieurs mois de discussions. Cependant, La France insoumise et le Rassemblement national n’ont pas caché leur envie de se lancer.
Concernant les sortants, Laurent Burgoa a rapidement fait savoir qu’il souhaitait poursuivre son mandat. Denis Bouad avait entretenu le doute sur une nouvelle candidature avant de finalement repartir. À l’inverse, Vivette Lopez a annoncé qu’elle ne se représenterait pas.
À gauche, l’investiture de Denis Bouad ne fait pas l’unanimité. Alexandre Pissas, le maire de Tresques, qui avait obtenu le soutien des militants lors d’un vote interne, était en concurrence avec le sénateur sortant pour l’investiture socialiste. Les instances nationales ont finalement choisi ce dernier. Alexandre Pissas a ensuite entretenu le doute sur une candidature dissidente avant d’y renoncer.
Les cinq listes comptent chacune cinq candidats, trois titulaires et deux suppléants. Dans le département, les électeurs ne sont pas appelés à voter comme lors des élections municipales ou législatives : les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège de grands électeurs. Le département élisant trois sénateurs, le scrutin se déroule à un tour, à la représentation proportionnelle, suivant la règle de la plus forte moyenne.



















