Au lendemain de l’annonce des aveux de Cédric Jubillar, Guy Debuisson, l’un de ses deux nouveaux avocats, était l’invité d’ICI Occitanie ce mardi. Il a assuré que son client avait parlé pour « mettre en paix sa conscience ».
Après l’annonce des aveux de Cédric Jubillar, qui reconnait avoir tué sa femme, Guy Debuisson l’un de ses deux avocats, était l’invité d’ICI Occitanie ce mardi 7 juillet. Il est revenu sur les confessions de son client, la tenue prochaine du procès en appel mais aussi sur les conditions de détention.
« Il n’arrivait pas à s’exprimer malgré sa volonté »
Guy Debuisson reconnait que ces aveux sont le fruit d’un « travail d’assez longue haleine ». « Avec Pierre, mon fils, on a décelé chez Cédric Jubillar la volonté et le besoin de s’expliquer. Il l’a fait petit à petit. On s’est aperçu qu’effectivement il était à même de reconnaître sa responsabilité concernant la mort de Delphine. Et il a fini par nous le dire. »
Me De Buisson précise que c’était l’un des objectifs lorsqu’il a repris le dossier, il y a six mois avec Pierre de Buisson. « Je pense qu’on aurait pu le faire parler bien plus tôt s’il n’avait pas été malmené, s’il n’avait pas été la victime de quelques mesures coercitives qui l’ont bloqué. Il n’arrivait pas à s’exprimer malgré la volonté qu’il avait de le faire. »
« On n’a rien à transmettre » à la justice
Après plus de cinq ans à clamer son innocence, ces aveux soulèvent beaucoup de questions. Mais pour Guy Debuisson, il ne faut pas y voir une stratégie à deux mois du procès en appel. « Il avait cette volonté par rapport à ses enfants d’abord, dont il est coupé. Il avait cette volonté aussi d’avoir une conscience en paix avec lui-même. J’entends des personnes qui essaient de compliquer la chose, d’aller chercher des arguments tels qu’une stratégie définie, etc. Cédric Jubillar s’expose à la même peine, voire plus, puisqu’il risque la réclusion à perpétuité. »
Selon ses avocats, Cédric Jubillar a formulé par écrit ses aveux. Le document n’a pour l’instant pas été transmis à la justice, comme l’a indiqué lundi la première présidente de la Cour d’appel de Toulouse. « On n’a rien à lui transmettre, assure Guy Debuisson. Cela fait cinq ans que mon client est à l’isolement. Cela fait cinq ans qu’on demande à ce qu’il sorte parce que ce n’est pas un voyou, il n’a pas de casier judiciaire. Et s’il doit comparaitre dans ces conditions, il est possible qu’il n’y ait même pas de procès, qu’il ne se déplace pas et que les avocats ne se déplacent pas non plus. Le sort qu’il subit depuis cinq ans est inadmissible et inqualifiable. »
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