Face à un risque d’incendie particulièrement élevé, les annulations de feux d’artifice du 14 juillet se multiplient dans le Gard. Nîmes et Saint-Gilles rejoignent plusieurs communes ayant déjà renoncé à leur spectacle pyrotechnique, tout en maintenant, pour la plupart, les autres festivités prévues.
Le compte à rebours est lancé avant les festivités du 14 juillet, mais dans le Gard, de nombreuses communes devront composer sans leur traditionnel feu d’artifice. En raison des conditions météorologiques et d’un risque d’incendie particulièrement élevé, les annonces d’annulation se succèdent depuis plusieurs jours. Ce mercredi, Nîmes, Calmette et Saint-Gilles-du Gard sont venues allonger une liste qui ne cesse de s’étoffer.
Depuis le début de la semaine, les collectivités adaptent leur programme estival à un contexte marqué par des températures élevées et une végétation fortement desséchée. Dans ces conditions, le recours aux feux d’artifice est jugé incompatible avec les impératifs de sécurité, alors que les services de secours restent fortement mobilisés sur le territoire.
Les communes revoient leurs festivités
Avant Nîmes et Saint-Gilles, plusieurs communes avaient déjà pris les devants. Aimargues, Calvisson, Sauve, Bezouce, Saint-Hilaire-de-Brethmas, Milhaud, Congénies ou encore Saint-Laurent-d’Aigouze ont, elles aussi, renoncé à leur spectacle pyrotechnique, qu’il soit prévu pour la Fête nationale ou dans le cadre d’une fête votive.
Les décisions ne sont toutefois pas uniformes. Certaines municipalités ont choisi de supprimer leur feu d’artifice, tandis que d’autres préfèrent le reporter à une période jugée moins exposée au risque d’incendie. C’est notamment le cas de Saint-Laurent-d’Aigouze, où le spectacle, initialement programmé le 13 juillet, devrait finalement être tiré le 12 décembre, à l’occasion du marché de Noël. Aimargues et Calmette envisagent également une nouvelle date, sans calendrier arrêté pour l’instant.
À Milhaud, les deux feux d’artifice prévus cet été, celui du 14 juillet et celui de la fête votive de fin juillet, sont concernés par ces adaptations. De son côté, Congénies a renoncé au spectacle qui devait accompagner sa fête votive organisée du 10 au 14 juillet.
Les animations sont, pour la plupart, maintenues
Si les artifices disparaissent des programmes, les communes ne renoncent pas pour autant aux célébrations. À Nîmes, le pique-nique républicain “À la table de Marianne“, organisé le 13 juillet dans les Jardins de la Fontaine, est maintenu, tout comme le Bal des pompiers prévu le lendemain sur les allées Jaurès.
Le même choix a été fait à Anduze. La Municipalité a retiré le feu d’artifice de la programmation, mais conserve le bal de la Fête nationale sur le Plan de Brie. La circulation y sera d’ailleurs interrompue à partir de 21h30 afin de permettre le bon déroulement de la soirée.
À quelques jours des célébrations, la liste des communes concernées pourrait encore évoluer en fonction des conditions météorologiques. Pour l’heure, la priorité affichée par les collectivités est de maintenir les temps de convivialité tout en limitant les risques dans un département confronté à une forte sensibilité aux feux de végétation.
















