Un nouvel arrêté de sécurité vise un immeuble de la Grande-Rue Saint-Nicolas à Toulouse. Fragilisé par une poutre fracturée et des planchers pourris, le bâtiment doit être évacué et des travaux réalisés sous dix jours. Le tout pour éviter tout risque. On vous explique.
Près d’un mois après que quatre logements ont été interdits d’accès et d’habitation Grande-Rue Saint-Nicolas, un nouvel arrêté de mise en sécurité ciblant un autre immeuble de cette même artère vient d’être déposé. La mairie de Toulouse ordonne l’évacuation immédiate de l’immeuble situé au numéro 52.
Cette décision fait suite à un signalement relatif à la solidité de cet édifice collectif de trois étages avec caves. Une inspection menée le 16 juillet dernier par le service Immeuble menaçant ruine (IMR) de la direction de la protection des populations a révélé de graves dégradations.
Les contrôles effectués ont mis en évidence un pourrissement des éléments en bois du plancher haut du rez-de-chaussée, imputable à d’anciens dégâts des eaux, mais également une poutre fracturée soutenant la paroi de la cage d’escalier. Bien que des structures d’étaiement aient été posées après de premières expertises en décembre 2022, ces installations sont aujourd’hui jugées insuffisantes pour maintenir le bâti.
Des mesures strictes sous dix jours
Face au danger pour la sécurité des occupants, la municipalité impose donc l’interdiction immédiate d’accéder à l’immeuble et d’y habiter. Cette restriction restera en vigueur jusqu’à l’exécution de travaux définitifs et la délivrance d’un nouvel arrêté.
Le syndic est mis en demeure d’exécuter des mesures conservatoires sous dix jours, incluant un étaiement complet jusqu’au sol porteur, qui devra être validé par un bureau d’études techniques. Ce dernier doit également couper l’eau, l’électricité et condamner l’accès au bâtiment.
Les propriétaires doivent assurer l’hébergement ou le relogement des locataires évacués. Les loyers cessent d’être dus à compter du premier jour du mois suivant la notification de l’arrêté. Si ces bailleurs ne respectent pas le délai pour réaliser les travaux, la commune pourra faire exécuter des mesures d’office à leurs frais.














