À Tarbes, le quartier Bel-Air s’apprête à connaître une profonde transformation. Avec l’ouverture de la Maison du Projet, la Ville lance concrètement le renouvellement urbain du quartier, estimé à 50 millions d’euros. Démolitions, nouveaux logements et réaménagements sont prévus jusqu’en 2032.
Après plusieurs années d’études et de préparation, le projet de renouvellement urbain du quartier Bel-Air, à Tarbes, entre désormais dans une phase concrète avec l’ouverture de la Maison du Projet, inaugurée au cœur du parc Chastellain. Ce nouvel espace doit permettre aux habitants de suivre l’avancée d’un chantier majeur pour la ville, qui prévoit la démolition de plusieurs immeubles, la construction de nouveaux logements et une profonde reconfiguration du quartier d’ici 2032.
Inscrite dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), cette opération représente un investissement global de 50 millions d’euros, dont 7 millions seront financés par l’État. Pour la Municipalité, l’objectif n’est pas uniquement de remplacer des bâtiments vieillissants, mais bien de transformer le quartier, comme l’explique le maire de Tarbes, Pascal Claverie : « Le renouvellement urbain ne consiste pas uniquement à démolir, reconstruire ou réhabiliter des bâtiments ». Selon l’élu, cette démarche doit permettre « d’améliorer durablement le cadre de vie des habitants, de renforcer l’attractivité du quartier, de favoriser la mixité sociale et de proposer des logements, de l’espace publics et des équipements répondant aux besoins d’aujourd’hui et de demain ».
Bel-Air va changer de visage au cours des prochaines années
Les premières opérations visibles sur le terrain sont annoncées pour l’automne 2026. Trois barres d’immeubles doivent être déconstruites, entraînant la disparition de 164 logements. À leur place, le projet prévoit la création de 120 nouveaux logements, avec une volonté affichée de diversifier les formes urbaines. Le futur quartier devrait ainsi accueillir principalement des maisons individuelles, complétées par quelques petits immeubles de faible hauteur.
Le calendrier prévoit le dépôt des premiers permis de construire en 2027, avant une réalisation progressive des différents programmes immobiliers. Les premiers logements devraient être livrés à partir de 2028, avec un chantier qui se poursuivra jusqu’en 2032.
Mais la transformation de Bel-Air ne se limite pas à une opération immobilière. La Municipalité souhaite également repenser les espaces publics et mieux connecter le quartier au centre-ville. Dans cette perspective, le parc Chastellain constitue un élément central du projet. Cet espace vert, installé sur l’ancien domaine de la Villa Fould, représente un véritable patrimoine paysager au cœur du quartier. La Ville entend notamment s’appuyer sur ce « poumon vert » pour accompagner les nouveaux aménagements.
La Maison du Projet, un lieu de dialogue pendant toute la durée des travaux
Avant les premiers coups de pelle, la Ville a choisi de créer un lieu dédié à l’information et aux échanges avec les habitants. La Maison du Projet a ainsi pris place dans une ancienne serre de la résidence Fould, entièrement restaurée pour accueillir les riverains et présenter les différentes étapes de la rénovation.
La réhabilitation du bâtiment a nécessité un investissement de 261 492 euros porté par la Ville de Tarbes, avec un soutien financier de l’État de 89 840 euros dans le cadre de la dotation politique de la Ville. La structure métallique, les vitrages et les éléments de maçonnerie ont notamment été repris afin de redonner vie à cette construction historique.
Dans les prochains mois, cet espace accueillera des expositions, des supports de présentation et des permanences assurées par les services de la Ville, de la Communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées et du bailleur (SEMI). Les habitants pourront y trouver des informations sur le calendrier des travaux, les opérations de relogement ou encore les futurs aménagements du quartier.
Une fois la rénovation de Bel-Air achevée, la Maison du Projet changera à nouveau de fonction. L’ancienne serre retrouvera alors son usage d’origine en devenant un jardin intérieur consacré aux espèces végétales de montagne, en lien avec la proximité du Parc national des Pyrénées.










